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    Culture

    Expo: Dominique Zinkpè face à ses démons

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5497 Le 17/04/2019 | Partager
    L’un des artistes béninois les plus connus à l’international
    Culture animiste et cérémonie vaudoue nourrissent son inspiration
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    Après plusieurs résidences à Jardin Rouge, Dominique Zinkpè entreprend ainsi de nous révéler toute la poésie de son œuvre à travers un retour à une pratique qui lui est chère; essentiel, intimiste, le dessin
    (Crédit : Fondation Montresso)

    Sculpture, assemblage, installation, dessin, peinture, vidéo… l’œuvre de Dominique Zinkpè est complexe tout autant qu’elle est singulière. L’artiste, natif de Cotonou au Bénin, s’inspire de la culture animiste de son pays, pour nous emmener vers des sentiers tortueux où les personnages, à mi-chemin entre être humain et animal, évoquent des jeux de pouvoir, de mascarade ou de sexe. Un univers faisant sans doute allusion à notre comédie humaine.

    «Une forêt obscure» qui n’est pas sans rappeler la «Divine comédie» d’Alighieri, que l’artiste n’hésite pas à transposer en «Divine mascarade», comme l’intitulé de son exposition en cours, jusqu’au 21 avril, à la résidence artistique Jardin Rouge, de la Fondation Montresso,  à Marrakech. L’artiste y dévoile  une série de dessins dans lesquels se mêlent personnages espiègles, et fantastique  et thérianthropique.

    Doigts acérés, corps suppliciés, chairs lancinées, c’est dans un certain chaos organisé que Dominique Zinkpè, comme pour rendre compte de ce qu’il y a de plus bestial en l’homme, affleure la caricature. Un travail intimiste, audacieux, qui interpelle souvent, montre du doigt parfois, dénonce aussi.

    Après plusieurs résidences à Jardin Rouge, Dominique Zinkpè entreprend ainsi de nous révéler toute la poésie de son œuvre à travers un retour à une pratique qui lui est chère; essentiel, intimiste, le dessin est en effet à l’origine de toute sa création. De l’esquisse aux formats monumentaux, Dominique Zinkpè entend ainsi glorifier la pureté d’un médium qui évoque avant tout pour lui l’enfantement d’une œuvre.

    Quant à ses sculptures, plus connues du grand public, elles sont tantôt issues de la toile de jute enroulée et tantôt naissent de petites figurines en bois amalgamées, inspirées des Ibedji, symbole des jumeaux des croyances du sud du Bénin, qui sont autant d’explorations surprenantes. L’artiste est familier de la  résidence Jardin Rouge, puisqu’en février 2018, il avait emmené avec lui  4 artistes béninois dans le cadre de la première édition du programme IN-DISCIPLINE qu’il avait parrainé.

    Né en 1969, Dominique Zinkpè, fait ses premières armes en participant à de nombreux ateliers et résidences en Afrique et en Europe. Très vite, il se fait remarquer avec le Prix Jeune Talent Africain qu’il reçoit lors de Grapholie à Abidjan.

    Présent lors des grands rendez-vous de la scène artistique internationale, la Biennale de Dakar lui attribue le Prix Uemoa en 2002. Son oeuvre a fait l’objet de plusieurs publications à travers le monde. Depuis 1989, il a été invité à participer à une trentaine d’expositions individuelles et à une cinquantaine d’expositions collectives à travers le monde.

    A. Bo

     

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