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    Régions

    Rabat ouvre le transport funèbre au privé

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5494 Le 12/04/2019 | Partager
    Les besoins dépassant la capacité actuelle, la wilaya valide la proposition des élus
    Opérateurs privés, fondations et associations peuvent y prétendre
    Le service gratuit existera toujours, mais l'exercice du privé sera fermement encadré
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    Après des années d’hésitation, la commune de Rabat a enfin pris la décision d’ouvrir le transport funèbre au privé sur la base d’un nouveau cahier des charges adopté lors de la dernière session du conseil de la ville du mois de février.

    «Après avoir obtenu le visa de la wilaya pour les résolutions de cette session, nous allons lancer un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner les opérateurs qui assureront le transport funèbre à Rabat», indique Abderrahim Laqraa, 2e vice-président du maire de Rabat, chargé de l’hygiène et de l’environnement.

    «Ce nouveau canevas permettra de mettre en place un cadre réglementaire et procédural du transport des morts avec un certain nombre de conditions: hygiène, sanitaire, administrative, financière, technique…», explique le responsable de la commune. Les opérateurs sélectionnés seront dotés d’une autorisation d’exploitation valable pour 5 ans renouvelable.

    Toutefois, Laqraa tient à préciser que la commune va continuer, à travers le bureau communal d’hygiène (BCH), à assurer ce service social gratuitement pour les personnes dont le décès est survenu à Rabat. «Ne disposant guère plus que d'une dizaine de fourgons, nous avons du mal à répondre à plus de 80% des besoins de la capitale en matière de transport funèbre», précise Laqraa.

    Les familles qui opteront pour les opérateurs privés devront payer des redevances fixées par le nouveau cahier des charges dont le montant varie entre 300 et 400 DH pour le transport à l’intérieur du périmètre urbain. Pour le transfert des décès vers d’autres villes, le tarif sera fixé en fonction du kilométrage.

    «Cela devrait mettre fin à l'anarchie des prix exorbitants  pratiqués actuellement par certains opérateurs privés», avance un élu de Rabat. A ce titre, il convient de rappeler que sur les 9.005 décès enregistrés à Rabat en 2018, plus de la moitié, soit 5.625, résident en dehors de la capitale. La plupart étant décédés dans les hôpitaux et cliniques de la ville.

    En plus des opérateurs privés, ce secteur sera également ouvert aux fondations et associations des œuvres sociales pour assurer ce service au profit des familles de leurs adhérents. Pour les premiers, le cahier des charges exige la mobilisation d'au moins trois véhicules de transport des personnes décédées avec des conditions d’hygiène et sanitaire précises contre seulement un véhicule pour les seconds.

    Une caution de 20.000 DH est exigée pour les transporteurs privés contre seulement 5.000 DH pour les fondations et les associations des œuvres sociales. Cette caution va permettre de couvrir les manquements et les infractions commises éventuellement par les opérateurs, explique le responsable de la commune de Rabat.

    De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI

     

     

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