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    Aviation d’affaires : Sarah Airways revendique 50% du marché

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5493 Le 11/04/2019 | Partager
    La compagnie table sur 120 millions de DH d’investissements d’ici 4 ans
    Un marché estimé à plus de 195 millions de DH

    L’aviation d’affaires accueille un nouvel entrant du nom de Sarah Airways. Créé en janvier 2018 et entrée en service huit mois plus tard, Sarah Airways se positionne sur le marché du transport aérien, notamment sur les segments du transport VIP et les évacuations sanitaires, en plein développement.

    Les deux activités représentent chacune 50% du chiffre d’affaires réalisé par la compagnie détenue à 100% par Khalid Serghat, ingénieur en génie civil de formation et pilote instructeur depuis une vingtaine d’années. Le marché local du transport VIP à la demande, les évacuations sanitaires et le cargo light est estimé à plus de 18 millions d’euros de chiffre d’affaires (environ 195 millions de DH).

    Au cours des deux dernières années, les trois segments d’activité ont enregistré une moyenne annuelle de 450 vols, pour un volume de 3.600 heures de vol. Le nouvel entrant ne cache pas ses ambitions de conquérir davantage de parts de marché.

    D’autant plus que les compagnies locales existantes n’ont pas su développer leur flotte ou encore leur offre de services. Ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2019 sont autour de 20 millions de DH contre 7 millions réalisés en quatre mois d’exercice en 2018.

    «Nous voulons mettre en place un service de qualité pour drainer plus de demande. Nous comptons étoffer la flotte pour arriver à 5, voire 7 appareils dans les 4 prochaines années, avec un parc d’aéronef comprenant à la fois des appareils à plus grande autonomie pouvant relier Casablanca à New-York, Montréal en vol direct sans escales et des midsize jets (avions de taille moyenne) qui ont une autonomie entre 1.500 et 2.500 milles nautiques», annonce Khalid Serghat, PDG de Sarah Airways.

    En huit mois d’exercice, la compagnie revendique plus de 50% de la demande locale, avec une flotte composée de deux avions en exploitation (Citation III et IV), pour une moyenne variant entre 60 et 70 heures de vol/mois. Il compte dépasser les 100 heures de vol par mois. L’investissement global, qui dépasse les 40 millions de DH, sera rapidement triplé sur les 4 prochaines années. Un Hawker 900, en cours d’acquisition, viendra compléter la flotte. Il sera opérationnel dans 3 mois.

    Des études pour l’acquisition d’un quatrième appareil sont en cours. Les destinations de choix pour une meilleure exploitation de ses vecteurs sont le Moyen-Orient, l’Europe, l’Amérique et le reste de l’Afrique. Des partenariats avec des propriétaires d'avions, qui ont intérêt à ce que leurs appareils soient exploités et maintenus par une compagnie sous licence, sont en cours de négociation ou encore «le cabotage» pour le compte des compagnies d’aviation étrangères. Les compagnies non-marocaines n’étant pas autorisées à assurer cette prestation.

    Pour relever le challenge du positionnement sur un marché très exigeant, il faut avoir la main sur tous les domaines, allant de la qualification des pilotes, les ressources humaines propres et qualifiées pour la maintenance de chaque machine et avoir le handling adéquat, qu’il soit propre à la société ou sous-traité. «Nous développons des partenariats de handling pour plus de performance», soutient le PDG.

    Des anciens des Forces royales air

    la compagnie de jets privés compte une vingtaine de salariés dont 3 équipages composés d’anciens des Forces royales air ayant à leur actif entre 4.000 et 6.000 heures de vol, ou encore des mécaniciens avioniques, cellule et moteur. L’aviation d’affaires passant obligatoirement par le hub de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, l’obtention d’un contrat d’exploitation de terrain à Nouaceur constitue un atout non négligeable.

    M.Ko.

     

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