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    Economie

    Agriculture: Alerte, les insectes ravageurs menacent

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5487 Le 03/04/2019 | Partager
    Après le cactus, des dégâts enregistrés cette année dans les vergers d’agrumes dans le Sud
    Thrips, cochenille du cactus, papillon palmivore et charançon rouge inquiètent fortement
    Chercheurs et experts tirent la sonnette d'alarme

    Tous les efforts déployés dans le cadre du Plan Maroc Vert pourraient être réduits à néant par un ravageur minuscule, s'il est mal maîtrisé à son entrée au pays. Un signal d’alarme lancé par plusieurs chercheurs participant aux travaux du 11e congrès de l’Association marocaine de protection des plantes (AMPP) organisé dernièrement à l’IAV Hassan II à Rabat. «Nous devons renforcer le contrôle au niveau des frontières pour éviter l’infiltration des ravageurs dissimulés dans certaines importations agricoles», prévient Mohamed Mihi, président de l’AMPP. Une fois installés, ces ravageurs arrivent à causer des dégâts énormes. «L’exemple le plus récent et le plus flagrant est celui des cactus au niveau des régions de Rhamna et Doukkala», rappelle Mihi. «Cette destruction a été causée par la cochenille du cactus, qui sévit toujours, ce qui crée une menace pour les cultures du cactus de la région d’Aït Baamrane», s’inquiète-t-il. D’origine d'Amérique latine, ce ravageur a été introduit au Maroc en 2013 dans des conditions inconnues. Des chercheurs de l’INRA de Rabat ont pu arriver à des résultats probants pour lutter, d’une manière biologique, contre ce ravageur. Ces résultats ont été présentés lors du congrès de l’AMPP. 
    Les experts ont également présenté les travaux de recherche portant sur des ennemis menaçant d’autres cultures. «Il s’agit du cas des agrumes dont les vergers ont été endommagés cette saison dans la région de Taroudant par des espèces de thrips(1)», ajoute le président de l’AMPP. «Ce ravageur a détruit la peau du fruit, ce qui a complètement compromis sa commercialisation», explique-t-il. Les travaux du congrès de l’AMPP ont été marqués par une forte présence de chercheurs et experts français pour partager leur expérience sur un sujet qui concerne le Maroc, à savoir la protection des palmiers. «En une vingtaine d’années, les ravageurs des palmiers, en l’occurrence le charançon rouge et le papillon palmivore, ont colonisé l’ensemble du bassin méditerranéen pour le premier et la rive nord pour le second», rappelle Hervé Pietra, président de l’association «Sauvons nos palmiers».

    La recette de la ville Ajaccio

    La ville Ajaccio a mis en expérience une stratégie pour la maîtrise du charançon rouge du palmier (CRP) via la technique de piégeage de masse de ce ravageur. Les détails et les premiers résultats de cette technique ont été présentés par Gigleux Catherine, ingénieur au sein de la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles. Un travail dans lequel est également impliqué l’étudiant algérien Noui Abderrafik. Cette technique est largement utilisée dans les palmeraies de la péninsule arabe et au Moyen-Orient, rappelle Gigleux. «On a capturé 25.000 CRP en 15 mois», indique-t-elle.

    Ces ravageurs sont à la porte du Maghreb, ce qui impose donc une prise de conscience sérieuse de la part des responsables marocains des dangers potentiels. «Au nord du Maroc, notamment dans les régions de Tanger et Nador, le charançon rouge, arrivant de l’Espagne, est déjà installé», précise le président de l’AMPP. Si ce ravageur arrive au sud du pays, il pourra réaliser des dégâts énormes aux palmiers dattiers qui constituent une source de revenus pour une grande partie des agriculteurs de ces régions.
    Signalons par ailleurs qu’en marge des travaux de ce congrès, l’AMPP a tenu son assemblée générale qui a reconduit Mohamed Mihi à la tête de l’association.

    (1) Les thrips sont des ravageurs importants des cultures de serre ou autres. De nombreuses espèces existent comme celles des petits fruits (Frankliniella occidentalis), les thrips des fleurs (Frankliniella tritici), les thrips de l'oignon (Thrips tabaci) et échinothrips. Toutefois, c'est le thrips des petits fruits qui est l'espèce prédominante et la plus difficile à combattre

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