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    Leadership féminin La confiance en soi avant tout!

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5486 Le 02/04/2019 | Partager
    Ambition, motivation, rigueur… clés du succès
    Une rencontre organisée par l’Association pour le progrès des dirigeants
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    De droite à gauche: Amal Darid, urgentiste et directrice du CRTS, Neila Tazi, présidente de la Fédération des industries culturelles de la CGEM, Narjiss Loudiyi, entrepreneure, Farida Jirari, présidente de l’APD, Yasmina Sbihi, architecte et écrivaine, Laila Slassi, avocate d’affaires, et Asmaa Belfassi, animatrice et productrice télévision (Ph. APD)

    S’autoriser à être ambitieuse! Voici l’un des messages forts qu’ont délivrés des femmes engagées, au parcours inspirant, invitées par l’Association pour le progrès des dirigeants (APD), jeudi dernier à Casablanca, pour la conférence «Inspirations féminines: Des marocaines modèles».

    «Quand nous sommes motivées et nous savons ce que l’on fait, nous arrivons à nous structurer et accomplir nos devoirs», souligne la parlementaire Neila Tazi, à la tête de la Fédération des industries culturelles de la CGEM et également fondatrice et productrice du festival Gnaoua et rythmes du monde d'Essaouira.

    «Le Parlement est un monde extrêmement complexe. Nous manquons de moyens et ressources pour être à même d’accomplir nos missions. De plus, nous sommes souvent associées à des images négatives. Les femmes doivent faire des sacrifices pour concilier entre leur vie professionnelle et leur vie familiale. Ce qui nous permet de tenir et de réussir nos tâches, c’est le plaisir et la passion», poursuit-elle.

    Pour l’architecte et écrivaine, Yasmina Sbihi, les problèmes d’égalité des genres que rencontrent les femmes aujourd’hui sont au fond «des problèmes de crise de valeur récurrents, qui reviennent de manière cyclique». Même constat auprès de Laila Slassi, avocate d’affaires. «On nous a enfermées dans des stéréotypes que nous -femmes- avons fini par intégrer comme étant des vérités absolues, allant même à nous sentir usurpatrice d’une situation ou d’une réussite», déplore-t-elle.

    «Nous ne célébrons plus la femme le 8 mars, c’est devenu une journée où l’on fait le bilan sur nos droits et ce que nous sommes parvenues à gratter durant l’année. J’aurais aimé que cette journée n’existe pas, et qu’une conférence sur le leadership féminin n’ait pas lieu. Malheureusement, nous en sommes là. Ce sont des petits espaces que nous avons pour échanger autour de nos parcours et constats, que nous saisissons bien évidemment», regrette l’avocate.

    Cependant, malgré les embûches sur leur chemin, certaines  ont réussi leur carrière et défier tous ces stéréotypes. «Nous n’étions que deux filles à suivre la spécialité médecine de catastrophe. En intégrant cette filière, je voulais prouver que les femmes sont tout aussi capables d’exceller dans un tel métier. C’était une sorte de défi pour moi», indique Amal Darid, urgentiste et directrice du Centre régional de transfusion sanguine (CRTS).

    «Les femmes marocaines vivent dans une société patriarcale. Elles doivent travailler doublement pour accéder au même statut que les hommes. Pour qu’elles y parviennent, il faut qu’elles croient davantage en elles», conseille la médecin.

    T.E.G.

     

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