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    Economie

    La campagne agricole est rattrapable

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5483 Le 28/03/2019 | Partager
    A condition que la pluviométrie du printemps soit au rendez-vous
    Avec l’irrigation, 60 millions de quintaux de céréales sécurisés

    L’espoir renaît dans les campagnes. Le temps relativement pluvieux dans plusieurs régions agricoles pourrait redresser les projections de l’actuelle campagne. «D’autant plus que les pluies du printemps s’avèrent déterminantes», rappelle un professionnel de la zone des Doukkala.

    Et il faut espérer que les précipitations s’intensifient et se poursuivent dans les prochaines semaines, pousuit-il. Car, dans cette région qui représente le grenier du Maroc, la situation s’était dégradée, accentuant l’inquiétude des agriculteurs qui devaient composer en plus avec une hausse vertigineuse de l’alimentation du bétail. Ce qui a contraint des petits éleveurs à brader une partie de leur cheptel pour sauvegarder le reste.

    Pour ce qui est de la céréaliculture, rien n’est encore totalement perdu. Plusieurs professionnels demeurent optimistes quant à la réalisation d’une récolte moyenne se situant aux alentours de 60 millions de quintaux. Une moisson qui pourrait être assurée pour l’essentiel par les périmètres irrigués.

    Pour le moment, les barrages à usage agricole affichent un taux de remplissage de plus de 60%.  De plus, le pays a enregistré de fortes chutes de neige. Ce qui constitue un bon réservoir d’eau.

    La campagne agricole avait en effet exceptionnellement  bénéficié cette année de pluies à la fois précoces et abondantes. Ces précipitations ayant été enregistrées en automne et début de l’hiver. Une vague de froid a sévi par la suite jusqu’à fin février dernier.

    Or, si le froid ralentit la croissance de certaines cultures dont les céréales, il a le mérite de maintenir l’humidité dans les sols. Ce qui explique d’ailleurs la verdure qui prédomine actuellement les campagnes. Avec le retour des pluies, la situation pourrait s’améliorer, estime un agriculteur de la région du Gharb. Pourvu que les semailles soient au rendez-vous.

    Surtout que le ministère de l’Agriculture avait assuré, lors du lancement de la campagne agricole, que toutes les mesures d’accompagnement ont été déployées. Une offre de 2,2 millions de quintaux de semences sélectionnées à des prix subventionnés et l’approvisionnement du marché des engrais avec 680.000 tonnes, également à des prix bonifiés.

    En ce qui concerne le financement, le gouvernement avait promis «un traitement diligent et approprié des demandes par le groupe Crédit Agricole». Et d’assurer qu’un suivi permanent de l’évolution de la campagne agricole sera observé. Dans l’objectif de prendre, le cas échéant, les mesures additionnelles nécessaires. Sauf qu’un silence radio perdure depuis que les prémices du retard des pluies se confirmaient au jour le jour.

    Le poids du secteur irrigué

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    Le secteur irrigué s’est imposé comme levier de croissance du PIB agricole. Bien qu’il n’occupe que 15% des superficies, il contribue pour 45% en moyenne à la valeur ajoutée agricole et intervient pour 75% des exportations.  Cette contribution est plus importante pendant les années de sècheresse où la production des zones bour est sévèrement affectée.
    Le secteur irrigué contribue en moyenne à hauteur de 99% pour la production de sucre, 82% pour les cultures maraîchères, 100% pour les agrumes, 75% pour les fourrages et autant  pour le lait. En outre, ce secteur assure près de 120 millions de journées de travail par an. S’ajoute aussi l’amélioration des revenus des agriculteurs qui, grâce à l'avènement de l'irrigation, ont été multipliés par 5 à 13 fois selon les périmètres.

    A.G.

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