×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Conseil BAM: Alerte sur le déficit budgétaire

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5477 Le 20/03/2019 | Partager
    Le trou du budget atteindrait 4,1% du PIB
    La Banque centrale table sur 2,7% de croissance en 2019
    Décélération du rythme de progression des crédits aux entreprises
    deficit_budgetaire_077.jpg

    Depuis 2008, le Maroc n’a pas enregistré un solde à l’équilibre. Hors privatisation, le déficit budgétaire devrait s’établir à 4,1% du PIB.

    La photographie dressée par la Banque centrale sur la situation macroéconomique identifie deux fragilités: le ralentissement de la croissance du PIB à 2,7% en 2019 contre 3,1% en 2018 et le dérapage du déficit budgétaire.

    L’année prochaine, la croissance pourrait reprendre légèrement et remonter à 3,9%. Elle reste structurellement faible avec une volatilité liée à la pluviométrie et donc aux performances du secteur primaire. Ce qui pourrait même accentuer le sentiment de frustration et décourager davantage les jeunes et les femmes à se présenter sur le marché du travail, deux catégories particulièrement touchées par le chômage.

    Une production céréalière de 60 millions de quintaux et un recul de la valeur ajoutée agricole de 3,8% sont attendus cette année. Elle devrait augmenter de 6% en 2020, sous l’hypothèse d’une récolte autour de 80 millions de quintaux. Le rythme de la valeur ajoutée non agricole devrait continuer à s’améliorer, mais lentement pour atteindre 3,4% en 2019 et 3,8% en 2020.

    Il a fallu attendre le Conseil de Bank Al-Maghrib du mardi 19 mars pour avoir une idée sur le déficit budgétaire de 2018. Il s’est ainsi établi à 3,7% du PIB contre 3% prévu dans la loi des finances. Sa situation ne devrait pas s’améliorer cette année. Hors privatisation, il devrait atteindre 4,1% du PIB avant de baisser à 3,5% en 2020.

    La Banque centrale, qui a maintenu le taux directeur inchangé à 2,25%, estime que sur le moyen terme «le processus de consolidation budgétaire devrait ralentir». Le déficit du compte courant s’est creusé davantage passant à 5,2% en 2018 contre 3,6% du PIB une année auparavant.

    Les exportations se sont biens tenues en particulier les phosphates et dérivés, la construction automobile et les produits agricoles et agroalimentaires. En parallèle, les importations ont été marquées par l’alourdissement de la facture énergétique et l’augmentation des achats de biens d’équipement.

    Une petite amélioration est attendue cette année puisque le déficit du compte courant devrait s’établir à 4,1% en 2019 avant de repasser sous la barre de 4% en 2020 pour atteindre 3,4% du PIB. Ces prévisions se basent sur l’hypothèse d’une baisse des importations énergétiques et de la décélération des achats de biens d’équipement. Elles tiennent également compte des entrées de dons des pays du Conseil de Coopération du Golfe de 2 milliards de DH en 2019 et de 1,8 milliard en 2020.

    Les recettes des IDE qui ont atteint 4,1% du PIB en 2018 devraient baisser à 3,4% du PIB en 2019 et en 2020. Mais les sorties du Trésor à l’international devraient porter les réserves internationales à 239 milliards de DH cette année contre 231 milliards en 2018. L’année prochaine, elles seraient à 236 milliards permettant ainsi d’assurer un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services.

    Malgré des taux d’intérêt relativement bas, le crédit ne décolle toujours pas. La progression des crédits au secteur financier a ralenti à 3,1 % en 2018 marquée par une décélération des prêts aux entreprises privées. Un rythme qui ne devrait pas changer en 2019 avant de s’accélérer en 2020. Peut-être que d’ici là la confiance serait de retour.

    BAM prévoit deux sorties du Trésor à l'international

    La Banque centrale prévoit deux sorties du Trésor à l'international, une en 2019 et une autre en 2020. Le montant devrait atteindre 11 milliards de DH à chaque opération. Cela devrait permettre, en partie, de compenser l'impact de la baisse des dons du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sur les réserves de change. En effet, les dons des pays du Golfe se sont limités à 2,8 milliards de DH en 2018 contre 9,5 milliards de DH en 2017. Cette année, BAM table seulement sur 2 milliards de DH.

    Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc