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    Francophonie: Les «bonnes intentions» des ministres de la Jeunesse et des Sports

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5476 Le 19/03/2019 | Partager
    L’urgence de trouver des pistes d’actions communes
    Pour répondre aux besoins des jeunes
    3 entrepreneurs distingués pour leur projet
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    La Confejes, la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie, a bouclé ce week-end les travaux de sa 37e édition. Tous ont posé pour la photo, un papier blanc à la main, en signe de paix. Une volonté commune (Source: Confejes)

    «Il est temps de passer de la parole aux actes». La nouvelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a pris part aux travaux de la 37e Confejes, la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie.

    L’événement, organisé à Marrakech, s’est ouvert sur la passation de pouvoir entre les présidents en exercice sortant et entrant. Le ministre marocain Rachid Talbi El Alami prend ainsi la relève du jeune ministre Béninois, Oswald Homeky. Mais ce dernier prévient.

    «J’ai à la fois le sentiment d’avoir rempli ma mission, et de ne rien avoir fait de ces deux années écoulées». La jeunesse comme le sport étant des secteurs où beaucoup reste à faire. «Ce n’est que le commencement d’un énorme chantier» confirme Talbi Alami. Le contexte est en effet difficile en ces temps de mondialisation.

    La première suggestion du président entrant serait de mettre en place un comité d’experts internationaux chargés d’explorer les tendances mondiales sur les deux prochaines décennies. «Ce qui permettrait d’établir un cadre référentiel de travail pour mieux définir nos politiques publiques» continue-t-il.

    Le ministre marocain de la Jeunesse et des Sports parle de «mettre en place une chaîne de valeur sportive globale, en veillant à développer l’accès à ce droit pour les femmes et les jeunes filles, et à développer le sport à l’école. Une discipline qui joue un rôle de premier rang en terme de cohésion sociale». Tout le monde est d’accord, les jeunes ont besoin d’opportunités au sens large.

    «Plutôt que des actions isolées, opérons une meilleure synergie entre nous tous. La jeunesse peut représenter une menace si, au lieu d’apporter des solutions, nous n’arrivons pas à une bonne coopération pour des actions communes» conclut le président sortant, Homeky. «Nous devons être unis, loin de toute concurrence, et au service des populations que nous servons» ajoute Mushikiwabo.

    C’est ainsi que, depuis 2006, un concours de la meilleure jeune entreprise est organisé à l’occasion de chaque conférence ministérielle. Pour cette 37e édition, le Prix d’excellence Bernadette Nicole Mapoke Ndongo, nom de la responsable de ce programme décédée en 2007, a été remis à 3 jeunes entrepreneurs.

    Une distinction qui vient renforcer la visibilité du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPEJ). C’est le Béninois Justin Hounguevou, qui a décroché le premier prix, et 2.500 euros de coup de pouce financier, pour son cabinet d’expertise agricole, Just Agro Plus Center (JAPC).

    Le jeune entrepreneur, qui emploie 10 personnes, valorise la biomasse végétale en combustible domestique, ainsi que des déchets végétaux et organiques pour du biogaz et son intégration à usage mobile. La 2e place est occupée par la Marocaine Nawal Allaoui, pour son projet de recyclage de déchets piscicoles en cuir de poisson dénommé «Sea Skin».

    Enfin, le 3e prix est revenu à la Malgache, Rondromalala Razafindramino, pour son projet «Vaonala» de production et de commercialisation d’articles en raphia crocheté. Autant d’exemples de réussite, destinés à soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et à en faire un levier majeur au service du développement social et économique des pays membres.

    Cinquantenaire

    La Confejes, lancée en France en 1969 en réponse au soulèvement de mai 68, qui a résonné dans tous les pays francophones, fait le lien entre les cellules nationales dans chacun des 43 États et gouvernements membres. En 2005, elle est érigée au rang d’institution de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). «Cinquante ans de programmes d’un président à l’autre. Si nous pouvons être satisfaits des réalisations, il ne faut pas tomber dans une routine constitutionnelle» prévient le président Béninois sortant. Un demi-siècle d’action bouclé, mais toujours autant de pain sur la planche.

    J.A.

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