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    Société

    Code de la famille: Les ONG haussent le ton

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5467 Le 06/03/2019 | Partager
    Une campagne de sensibilisation et de vulgarisation à l’occasion du 8 mars
    L’application sur le terrain «a vidé le code de son sens»
    Des amendements relatifs à l’héritage, au partage des biens après le divorce…
    code_de_la_famille_067.jpg

    La confrontation a marqué les relations entre les ONG féministes et les deux gouvernements dirigés par le PJD, sur une série de dossiers, comme la loi sur l’APALD ou celle sur la lutte contre les discriminations. Pour la présidente de l’ADFM, «c’est un paradoxe que les droits consacrés par la Constitution doivent être mis en œuvre par un gouvernement conservateur» (Ph. Jarfi)

    Après la publication d’une étude analytique sur les jugements de la Cour de cassation relatifs au droit de la famille, les ONG des droits des femmes se mobilisent à l’occasion du 8 mars. Une campagne de sensibilisation est prévue cette semaine, pour réclamer une réforme du code de la famille qui garantie une «meilleure protection des droits des femmes et des filles contre toutes les formes de violence et de discrimination».

    Après plus de 14 ans de mise en œuvre, une refonte globale du code de la famille «se justifie pleinement», selon Amina Lotfi, présidente de l’ADFM. Intervenant lors de la conférence organisée, hier, à Rabat, elle a déploré que «depuis 2004, les droits des femmes et des filles continuent de faire l’objet de violation».

    Les ONG pointent particulièrement deux articles, qui «vident le code de son sens». Il s’agit de l’article 20, «qui accorde aux magistrats un pouvoir discrétionnaire pour autoriser le mariage des mineures». Idem pour l’article 16, permettant la reconnaissance des mariages coutumiers, «ouvrant la porte à la polygamie», selon les associations féministes.

    La réforme du code de la famille permettra, selon elles, d’assurer «l’harmonisation avec les dispositions de la Constitution, qui devait être menée dès 2011», est-il indiqué. Aujourd’hui, les ONG déplorent que la plupart des droits consacrés par la Constitution, concernant l’égalité homme-femme, sont restés lettre morte. «L’Autorité de la parité existe sur le papier mais sans être effective.

    Idem pour la loi sur la lutte contre la violence et toutes les formes de discrimination, qui reste loin des attentes de la société civile», a expliqué Lotfi. Celle-ci a pointé un «paradoxe, lié notamment au fait que c’est un gouvernement conservateur qui doit mettre en œuvre les droits des femmes consacrés par la Constitution».

    Dans les détails, les ONG plaident pour l’introduction d’une série d’amendements au code de la famille, pour être «en phase avec les transformations de la société». Par exemple, elles appellent à «réviser le système d’héritage en vue d’instaurer le principe d’égalité entre les hommes et les femmes».

    Autre revendication: «les femmes ont le droit de choisir leur conjoint à l’instar des hommes, sans restrictions liées à la religion». Idem pour l’obligation d’inscrire dans le contrat de mariage, le partage des biens après le divorce, sur la base des efforts menés par la femme et sa participation à la croissance des biens de la famille».

    M.A.M.

     

     

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