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    Régions

    Pour la 1re fois, une femme à la tête d’une CGEM-région

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
    Hayat Berka portée à la présidence de Settat
    Redynamiser l’organisation et impliquer plus de femmes
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    Hayat Berka est la première femme élue à la tête d’une CGEM-région. Elle promet de militer en faveur d’une plus grande adhésion des femmes à l’organisation patronale (Ph. JEH)

    «Battante et dynamique». C’est en ces termes que la décrivent ses pairs. Hayat Berka, chef d’entreprise, a été élue, à l’unanimité, présidente de la CGEM Settat-Berrechid. Tarik Assad, jeune chef d’entreprise, a, lui, été élu vice-président.

    Hayat Berka devient ainsi la première femme portée à la présidence d’une antenne régionale de la confédération patronale. Assurée du soutien de ses pairs, elle a affirmé à L’Economiste qu’elle est «consciente du poids de cette nouvelle responsabilité et des défis qui l’attendent dans un environnement jusque-là du domaine de la gent masculine».

    Mais qu’à cela ne tienne, elle s’est engagée à «militer pour une plus grande implication des femmes chefs d’entreprise en encourageant leur adhésion à la CGEM». «Les femmes ont, elles aussi, leur mot à dire dans le domaine des entreprises et des affaires et ont déjà fait leurs preuves, s’il en fallait encore, en matière de gestion et de prise de décision», soutient la nouvelle présidente.Toutefois, ce n’est pas là le seul défi qui attend Hayat Berka.

    Bien au contraire quand on sait que le tissu industriel national est composé de plus de 90% de TPE et PME. Et ces dernières sont confrontées quotidiennement à des contraintes qui, le plus souvent, en bloquent le développement, surtout dans une région qui est considérée comme un poumon économique pour tout le pays.

    Hayat Berka et Tarik Assad ambitionnent de mener ensemble le même combat pour redynamiser et relancer l’action de leur organisation en faveur des entreprises de la région.

    La préoccupation première du binôme est donc de militer en faveur des PME pour renforcer leur compétitivité et en faire un pilier du développement  socio-économique régional. Certes, les PME participent à la création de 50% des postes d’emploi.

    Toutefois, elles doivent encore faire face à de nombreuses contraintes, notamment les prix élevés et l’accès au foncier ainsi que les délais de paiement, les complications administratives et bancaires, l’insuffisance de la formation et de la main-d’œuvre qualifiée…

    Aujourd’hui, au niveau de la zone Settat-Berrechid, l’objectif de Berka et Assad est l’amélioration du climat des affaires, d’une part, et la création d’un pôle de compétitivité régionale et, pourquoi pas, d’un fonds d’investissement régional dédié à son accompagnement, d’autre part.

    Toutefois, force est de constater que l’investissement privé enregistre ces dernières années un recul significatif, particulièrement à Settat. Pourtant, la ville ne manque pas d’attractivité ni de potentialités économiques. Hayat Berka reconnaît que le rôle de l’organisation doit aujourd’hui plus que jamais se traduire de manière concrète sur le terrain. Elle propose notamment de renforcer les partenariats et d’en faire le pivot primordial du développement régional.

    La nouvelle stratégie est ainsi fondée sur des piliers essentiels pour relancer la dynamique escomptée. Tout d’abord, une CGEM-région ouverte à toutes les entreprises quels que soient leur activité, leur taille ou encore leur âge.

    Ensuite, instaurer l’équité dans l’approche genre et aussi s’ouvrir sur la jeunesse tout en impliquant davantage l’organisation dans l’action sociale et solidaire dans la région. Et, enfin, être à l’écoute des entreprises en améliorant les services proposés à ses membres.  

    Une feuille de route bien ambitieuse, certes, mais fort réalisable. A commencer par le renforcement de la compétitivité des entreprises et l’encouragement de la créativité et de l’esprit d’entreprise. Viennent ensuite la valorisation et le développement de l’offre régionale ainsi que la participation à l’amélioration de l’attractivité de la région en matière d’investissement.

    Dans l’immédiat, la CGEM-région va se pencher sur le climat des affaires, et œuvrer à la facilitation de l’accès au foncier pour les projets d’investissement. Et aussi au développement du partenariat public-privé.

    Actions

    Pour mettre en place sa nouvelle vision, la CGEM Settat-Berrehid veut assurer une mise à niveau des compétences des dirigeants  d’entreprise à travers des cycles de formation en matière de gestion et d’encadrement tout en encourageant la formation continue. Elle veut aussi chercher des solutions pour faciliter aux PME l’accès aux financements et aux marchés et appels d’offres publics. Le binôme Berka-Assad a promis de veiller à l’amélioration de l’offre régionale dans les domaines de la logistique, du climat des affaires, des impôts locaux et de l’intelligence territoriale, juridique et technologique.

    Jamal Eddine HERRADI

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