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    Analyse

    Recherche & Innovation: Le financement privé hors des radars

    Par Nadia DREF | Edition N°:5456 Le 19/02/2019 | Partager
    73% des fonds proviennent des organismes publics
    La CCG vise à faciliter l’accès des TPME aux investissements
    150 millions de DH pour une plateforme dédiée à l’hydrogène et molécules vertes
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    L’importance de l’innovation technologique pour la compétitivité des entreprises n’est plus à démontrer. L’investissement dans ce domaine doit être au cœur des préoccupations de l’entreprise, des universités, des centres de recherche ou encore des centres techniques

    Le secteur privé ne  finance pas assez l’innovation. 73% des fonds proviennent des organismes publics. Généralement, les entreprises innovantes, surtout les jeunes pousses, sont accompagnées par des business angels ou puisent dans les fonds personnels des entrepreneurs eux-mêmes ou de leurs proches.

    Quant aux bailleurs de fonds, le risque très élevé rend le financement par conséquent très difficile à obtenir.  Pour pallier ces insuffisances, pas moins de 700 millions de DH devront être injectés dans les fonds d’investissement en amorçage et en capital risque durant les 5 prochaines années. La participation d’investisseurs nationaux et étrangers est estimée à hauteur de 400 millions de DH.

    Pour sa part, la CCG injectera 300 millions de DH via le «Fonds Innov Invest». La Caisse a d’ailleurs signé, fin octobre 2017, quatre conventions avec les sociétés de gestion de quatre fonds d’amorçage (Azur Innovation, Seaf Morocco Growth Fund, Maroc Numeric Fund II et Green Innov Invest) et des investisseurs nationaux et étrangers.

    Ces fonds auront pour objectif de réaliser des prises de participation dans des startups innovantes et permettre ainsi de réduire le gap de financement qui existe pour cette catégorie d’entreprises. Un nouveau fonds d’investissement baptisé Azur Innovation Fund devrait être dévoilé en avril prochain. Doté d’un capital de 200 millions de DH, il sera géré par Azur Partners.

    Pour accélérer l’incubation, la Caisse a labellisé 16 partenaires chargés d’accompagner et de financer, via les produits «Innov Idea» et «Innov Start», les projets innovants et les startups en phase de pré-amorçage. En 5 ans, le Fonds Innov Invest devra accompagner 300 projets innovants.

    Au total, 500 millions de DH seront dédiés au financement des différentes activités. Ce programme entre dans le cadre du plan de développement 2017-2021 de la CCG. Il vise à encourager l’inclusion financière et faciliter l’accès des TPME au financement.

    En matière d’énergie, l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen) finance l’innovation. Il travaille sur la mise en place d’une nouvelle plateforme de recherche pour le Power-to-X. Cette infrastructure sera dotée d’un budget d’investissements estimé à environ 150 millions de DH.

    «Elle sera dédiée à la démonstration R&D des technologies Power-To-X avec un programme de recherche diversifié sur les applications de l’hydrogène dans la production de molécules vertes à haute valeur ajoutée telles que l’ammoniac, le méthanol...», précise Badr Ikken, DG de l’Iresen.

    Le Maroc pourrait capter une part non négligeable de la demande de «Power-to-X», estimée entre 2 et 4% de la demande mondiale en 2030 selon les études réalisées en partenariat avec la coopération allemande. A cet horizon «l’ammoniac vert» offrirait des opportunités au Maroc pour satisfaire les besoins de son industrie locale des engrais et celle du marché international à long terme.

                                                                          

     Un score à améliorer

    Selon l’indice mondial 2018 de l’innovation (GII), le Maroc occupe la 76e place sur la liste de 126 économies évaluées. Bien que sa position ait enregistré un léger recul de 4 places par rapport à l’année dernière, le Royaume réalise une performance positive du ratio d’efficacité de l’innovation. Ce dernier traduit la capacité à transformer les investissements dans l’innovation à des produits et/ou services innovants, passant de la 71e place en 2017 à la 65e en 2018 dans le classement de ce ratio.

    Dans la catégorie économique à revenu moyen-inférieur, le Maroc occupe le 10e rang parmi les 30 pays de la catégorie. Selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Université Cornell et l’Insead, co-auteurs de cet indice, le Maroc s’illustre dans les actifs immatériels (40e) où il gagne 10 places dans l’indicateur relatif aux marques par origine et PIB.

    Il consolide également son avance au 8e rang dans  l’indicateur concernant les designs par origine et PIB. Toutefois, le score du Maroc dans cet indice reste pénalisé par certaines faiblesses relatives aux composantes liées au perfectionnement des affaires (115e) et market sophistication (93e).

    Selon le rapport, le score de cette année est particulièrement impacté par un recul dans l’indicateur «diplômés en science et ingénierie» qui présentait un atout en 2017. Cet indicateur a enregistré une baisse au 67e rang cette année, se répercutant sur le classement de la composante recherche & capital humain qui est passée de la 63e à la 84e position.

    N. D.

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