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    Hôtellerie: Les grandes marques tissent leur toile en Afrique

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5451 Le 12/02/2019 | Partager
    Hilton, Accor, Radisson, le Louvre ou Marriott… en prospection
    Le continent et sa croissance, pleine de promesse, motivent les investisseurs
    Clôture du FIHA, tous les acteurs du secteur y étaient
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    Le Forum de l'investissement hôtelier en Afrique a pris fin en invitant sur scène Samih Sawiris, PDG d’Orascom Development Holding AG. Une mise en lumière de l'impact qu'il a eu sur le secteur immobilier (Ph. FIHA)

    Deux jours de rencontres marathons pour développer les économies et soutenir les investissements dans le secteur de l'hôtellerie, notamment les projets touristiques, l'infrastructure, le divertissement et le développement hôtelier dans la région. L'événement commercial FIHA, le Forum de l'investissement hôtelier en Afrique, a pris fin en invitant sur scène Samih Sawiris, PDG d’Orascom Development Holding AG.

    «Nous récompensons Samih pour l'impact qu'il a eu sur le secteur immobilier, la vision de ses projets et son intérêt pour le développement durable. Mais aussi, moins connu, son intérêt pour le logement social en Afrique subsaharienne», a déclaré Matthew Weihs, directeur général de Bench Events, organisateur de l’événement.

    El Gouna, le développement phare en Egypte de l’homme d’affaires milliardaire, comprend 36,92 millions de mètres carrés, dont 17 hôtels et une gamme de propriétés résidentielles. Il étend actuellement ses projets en Égypte, en Suisse, à Oman, au Monténégro, aux Émirats arabes unis, au Royaume-Uni et au Maroc.

    Le FIHA a été l’occasion de réseauter, de concrétiser des projets et de décider de nouveaux partenariats, coentreprises et accords entre propriétaires et investisseurs locaux. C’est ainsi que Marriott International a annoncé la signature de 3 nouveaux accords en Afrique du Nord et de l’Ouest, boostant son développement au Maroc et au Ghana, et marquant son implémentation au Liberia. Le St. Regis Marrakech Resort fait partie du lot avec une ouverture prévue en 2024 à Assoufid.

    Même fructueux rendez-vous pour le Radisson Hotel Group, qui vise à doubler son portefeuille en Afrique francophone d’ici 2022. Un contrat pour 6 nouveaux hôtels en Égypte dans le cadre d’un accord de portefeuille, portant sur plusieurs de ses marques, a été signé. En 2019, le groupe envisage d’ouvrir 5 autres hôtels en Afrique, dont 4 sur le marché francophone, ce qui portera le portefeuille africain à plus de 50 hôtels en activité avant la fin de l’année. Ces ouvertures incluent le 1er hôtel Radisson Blu à Casablanca, qui ouvrira dans les 6 prochains mois.

    Autre grande marque en prospection, Accor Hotels dont «la stratégie de développement repose plus sur la ville que le pays. L’élément le plus important pour nous étant la profondeur du marché et le potentiel de la ville», informe Réda Faceh, directeur développement du groupe pour les zones nord et est-africaines.

    «Du Maroc à l’Egypte, nous sommes à plus de 90 hôtels dont 38 sont en opération au Maroc et d’autres projets en développement. Le Royaume a très tôt été une destination stratégique pour nous car nous pouvons y attaquer un grand nombre de segments, de l’hôtellerie d’affaires et de loisirs au balnéaire, en passant par la thalasso. Nous nous apprêtons d’ailleurs à ouvrir notre 1er appart-hôtel à Casablanca sous la marque Adagio», continue-t-il.

    Enfin, le Louvre Hotels Group, à l’origine très européen et racheté en 2015 par le géant chinois de l'hôtellerie Jinjiang international, affiche sa réussite «due à un efficace échange de savoir-faire», confirme son CEO, Pierre-Frédéric Roulot. Au compteur: plus d’un million de chambres pour une présence sur 85 pays, qui en fait le n°2 mondial.

    Face aux marques, les représentants des pays africains, venus prêcher pour leur paroisse, confirment leur volonté de faire du tourisme un efficace pilier de leurs économies, à condition qu’il soit pourvoyeur d’emplois et de richesses.
    J.A.

                                                                                              

    3 questions à Feras Hasbini

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    Feras Hasbini, le directeur de développement pour Hilton dans la région d’Afrique du Nord, parle stratégie (Ph. FIHA)

    • 43 hôtels en Afrique, dont 2 au Maroc, et 51 projets en cours

    • Tanger, Taghazout, Al Houara, Casablanca et Rabat… les cibles marocaines

    - L’Economiste: Un mot sur votre présence en Afrique
    - Feras Hasbini
    : Le groupe Hilton poursuit son développement sur le continent avec 43 hôtels, dont 2 au Maroc, et 51 projets en cours. Pour ce prolifique marché, une équipe a été spécialement constituée il y a 2 ans car c’est l’unique façon de bien comprendre et conseiller les investisseurs.

    - Quels sont vos projets au Maroc?
    - Deux hôtels ont ouvert à Tanger dont nous sommes déjà, avec les propriétaires, très contents des performances. D’autres se préparent à Taghazout pour une ouverture prévue dans un peu plus d’un an, à Al Houara et dans le quartier Sidi Maârouf de Casablanca. Enfin, notre projet à Rabat, prévu pour 2022, marque notre retour dans la capitale marocaine.

    - Quel rôle joue Hilton pour les investisseurs?
    - Il faut voir un opérateur comme une personne qui s’occupe de votre argent. Une chaîne hôtelière est là pour ajouter de la valeur, et non prendre de la valeur. Dans la balance, tous les efforts mis en amont pour créer et réserver un hôtel. Avec notre système de réservation très avancé, plus l’équipe de terrain, nous pouvons assurer une part de marché très satisfaisante. Parlons de notre système de loyauté qui permet de pousser une destination ou une offre sur une région, mais aussi de fidéliser la clientèle en lui laissant par exemple le choix de sa chambre comme on choisit son siège dans un avion. Nous travaillons actuellement sur l’offre «connected room», une petite technologie qui permet de personnaliser son séjour depuis son mobile. Ambiance lumineuse, température, chaînes télé préférées et même ouverture de la chambre, tout est digitalisé. Le lien avec le client va aujourd’hui plus loin que les frontières physiques de l’hôtel.

    Propos recueillis par J.A.

     

     

     

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