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    Hôtellerie: L'Afrique, des destinations où tout reste à faire

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
    Les pays du continent font les yeux doux aux investisseurs
    Pour attirer les touristes, l'hébergement seul n’est plus suffisant
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    Après avoir culminé pour certains en 2010–2014, la croissance du PIB réel africain s’est ralentie en 2015 et en 2016 en partie du fait de la forte baisse des prix du pétrole et d’autres chocs régionaux comme la sécheresse en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Une reprise progressive s’en est suivie, et devrait s’accélérer en 2019 et 2020. Les projections laissent penser qu’environ 40% des pays africains connaîtront une croissance d’au moins 5% en 2019

    Afrique du Nord et de l’Ouest. Pour la première fois, le Forum de l'investissement hôtelier en Afrique (FIHA), organisé par Bench Events, se consacre directement à ces marchés.

    C’est à Marrakech que sont actuellement réunis les représentants de 31 pays dont 17 africains. «Une bonne occasion de réseauter» pour Matthew Weihs, le directeur général de l’entreprise organisatrice. Un premier chiffre qui pose le contexte: +8% d’augmentation sur les arrivées touristiques en Afrique.

    «A l’échelle mondiale, c’est le bon moment pour investir dans ce secteur, en particulier sur le continent», affirme Lamia Boutaleb, secrétaire d’Etat chargée du Tourisme. Mais le seul hébergement n’est plus suffisant. Le produit doit être très diversifié. «Il s’agit d’attirer des investisseurs de qualité, qui détiennent la donnée du client, c’est-à-dire les opérateurs structurés et intégrés au niveau aérien», ajoute-t-elle.

    Une chose est sûre, le Maroc fait partie des destinations fortes. Avec ses 60 millions de passagers enregistrés par an et ses 9 points de PIB consacrés au tourisme, le Royaume maintient et consolide sa pole position malgré les perturbations. «L’Etat a un rôle de catalyseur, ce sont à nos champions nationaux privés de jouer leur rôle en termes de prise de risque», ajoute Bentaleb. «L’Etat n’intervient que pour piloter», ajoute Imad Barrakad, DG de la SMIT, Société marocaine d’ingénierie touristique.

    En effet, le gouvernement travaille à faciliter l’accès au financement via des produits de garantie étatiques. En plus de mettre à disposition le foncier et d'accompagner les porteurs de projets innovants. «Une des clés est de cibler l’informel et d’accompagner le tissu d’entreprises touristiques avec notamment notre programme de financement pour la digitalisation de ces sociétés», conclut la secrétaire d’Etat.

    Pour autant, si la croissance est soutenue sur le continent, la tendance 2019/2020 visant 6%, l’impact sur la création d’emplois de qualité reste faible. «Ce sont aux politiques publiques de changer ce constat», intervient l’économiste Richard Doffonssou de la Banque africaine de développement.

    Rappelons que pour lever les contraintes à l’investissement, il faut travailler à un meilleur climat des affaires, au renforcement de l’intégration régionale, à la promotion du développement industriel ou à lever les barrières au commerce.    

    Via le FIHA, les Etats sont venus présenter leurs atouts et leurs défis aux investisseurs. Si certains comme le Maroc font figure de leader, d’autres comme le Gabon sont des destinations où tout est à faire.

    «Nous sommes encore un Etat embryonnaire et nous nous appuyons sur le Maroc pour développer ce secteur. Avec nos 13 parcs nationaux et de nombreux sites non-exploités, les opportunités sont grandes», explique Karine Cécilia Arissani, DG d’Agatour, l’agence gabonaise de développement et de promotion du tourisme et de l'hôtellerie.

    La Tunisie, et ses plus de 8 millions de touristes en 2018, développe ses zones dédiées et le balnéaire. Quant au Cameroun, une destination touristique depuis 2010, le pays a engagé des politiques d’encadrement des investisseurs jouant son atout «Afrique en miniature» forte de sa diversification en paysages et en climats.

    Focus sur Marrakech

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    Les chiffres du 1er semestre 2018 publiés par STR, le principal fournisseur de données et d’analyses pour le secteur hôtelier mondial, montrent que Marrakech s’est grandement démarquée par ses résultats par rapport à d’autres villes africaines clés. Son PMC (prix moyen par chambre) a augmenté de 40,7%. Un taux de croissance important, tout comme le taux d’occupation qui grimpe de 12,3%. S’agissant du RevPAR (revenu par chambre disponible), la mesure technique «hôtel vide ou plein» utilisée par les investisseurs et les opérateurs hôteliers, l’augmentation est de 58%. «Si l’on analyse les données les plus récentes de STR sur une seule année, on constate que l’intérêt des investisseurs est plutôt mitigé en matière de propriété d’hôtels en Afrique. Toutefois, les grandes villes d’intérêt telles que Marrakech et la tendance générale de la croissance économique du continent, qui se rétablit après son faible niveau de 2016, devraient offrir aux propriétaires d’hôtels un climat d’optimisme à moyen et long terme», affirme Matthew Weihs, DG de Bench Events, qui détient et dirige l’AHIF et le FIHA.

    J.A.

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