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    Veolia se lance dans la gestion des déchets médicaux

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
    Une unité de traitement sera construite à Skhirat par sa nouvelle filiale Veos
    Un investissement de 20 millions de DH
    Le groupe français lorgne également les déchets industriels
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    A l’occasion du Press Day organisé jeudi dernier, Antoine Frérot, président du Groupe Veolia a mis en avant le partenariat avec Renault Maroc dans le domaine de l’eau et de l’énergie (Ph. VV)

    Après la gestion déléguée dans les services de la distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide, le groupe Veolia s’implique dans le secteur de la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques (DMP). Pour ce faire, une nouvelle filiale du groupe, à savoir Veos, vient de voir le jour dans le cadre d’une joint-venture avec SOS NDD, un opérateur marocain dans le secteur de la collecte des déchets.

    La nouvelle filiale de Veolia compte ouvrir un centre moderne dédié au traitement des DMP dans la commune de Skhirat. L’information a été confirmée par le management du groupe Veolia, lors de l’édition 2019 de Press Day organisée le 7 février à Paris.

    Presque toutes les formalités ont été finalisées pour entamer prochainement les travaux de construction d’une unité industrielle de traitement des DMP sur 1.500 m2 dans la zone industrielle de Skhirat. Ce projet nécessitera, pour sa réalisation, un investissement de 20 millions de DH qui permettra, à terme, la création de 40 emplois.

    Le process Veos consiste à récupérer les déchets chez ses clients pour les acheminer vers le centre de Skhirat. Le traitement des déchets sera assuré par une technologie de pointe certifiée par l’Institut Pasteur.

    A noter que le volume de déchets médicaux produits par an au Maroc avoisine les 25.000 tonnes. Le système de traitement diffère d’un CHU à un autre. Pour celui de Rabat, le traitement est confié à un opérateur privé alors que d’autres optent pour le traitement en interne.

    «La production de l’ensemble des établissements marocains varie entre 200.000 kg et 400.000 kg par an», indique un responsable du CHU de Rabat. Le véritable problème se pose, en revanche, pour les déchets produits par certaines cliniques privées et cabinets de médecins notamment les chirurgiens dentistes.

    Avec l’unité de Skhirat, le groupe français veut mettre à profit son expertise dans la gestion des déchets dangereux. A ce titre, il convient de signaler que le groupe Veolia dispose d’une filiale dédiée au traitement et valorisation de différents déchets dangereux (acides et bases, peinture, solvant, hydrocarbure, batteries…). Il s’agit de SARPI, une plateforme européenne avec 75 sites dans 9 pays du continent. Cette plateforme assure le traitement et la valorisation de 3,6 millions de tonnes par an.

    En plus des déchets médicaux, le groupe Veolia affiche un intérêt pour le secteur des déchets dangereux notamment industriels. Cet intérêt s’explique par la dynamique que connaît le Maroc dans le domaine industriel notamment dans la construction d’automobiles avec les deux grandes usines, Renault à Tanger et PSA Kénitra dont le démarrage est imminent. «Avec le succès de l’expérience de Tanger, notre groupe est prêt à accompagner PSA à Kénitra si elle le souhaite», avance Antoine Frérot, président du groupe de Veolia.

    L’édition Press Day 2019 a été marquée par la présentation de l’expérience du groupe Veolia avec Renault Maroc. Les participants à cette édition avaient la possibilité de poser directement des questions aux responsables de l’usine de Tanger.

    Et également obtenir plus d’informations sur la mise en œuvre de cette expérience qui a permis à l’usine de Tanger de fonctionner avec zéro émission CO2 et sans rejets liquides. Depuis 2012, le groupe a mis en place sur le site une unité de production de l’eau chaude par trois chaudières pour chauffer le process de l’atelier de peinture de l’usine.

    «La production d’une voiture dans d’autres usines dans le monde nécessite 2 m3 d’eau contre seulement 1 m3 à l’usine de Tanger», explique Christophe Doublet, DG Veolia Industries Maroc. «Ce qui permet d’économiser près de 300.000 m3 par an», ajoute-t-il. Rappelons que les chaudières utilisent les grignons d’olives comme combustible avec un volume  annuel de près de 25.000 tonnes.

    Des solutions mondiales

    Climat: Et maintenant? C’était le thème choisi pour l’édition 2019 de Press Day. Une rencontre au cours de laquelle le président du groupe Veolia a présenté sa stratégie de lutte contre les changements climatiques. Parmi les solutions efficaces et matures, l’efficacité énergétique dans le secteur industriel qui pourra réduire près de 2,8 milliards de tonnes de CO2 à l’horizon 2050. Cette solution pourra également avoir un impact positif sur les industriels avec une baisse au niveau de leur facture énergétique. Au menu également, la valorisation des déchets organiques et le recyclage des déchets hors plastique.

    DNES à Paris, N.E.A.

     

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