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    Analyse

    Enseignement: Les leçons du classement PIRLS

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5438 Le 24/01/2019 | Partager
    Niveau élevé des enfants ne maîtrisant aucune compétence de base
    Les résultats des filles nettement plus élevés que ceux des garçons
    Le faible accès au préscolaire limite l’apprentissage des enfants
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    En dépit de l’amélioration des scores des élèves marocains dans le classement PIRLS par rapport à l’édition de 2011, le gap reste encore important en termes de renforcement des capacités d’apprentissage. Le Maroc reste loin derrière, parmi les 3 derniers pays

    Quel est le niveau de compétence des élèves en matière de lecture? C’est la principale question autour de laquelle s’articule le classement PIRLS, réalisé par l’IEA (International association for the evaluation of educationnal achievement) tous les 5 ans.

    Le Maroc a déjà participé aux 4 éditions précédentes. Pour les responsables du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation, qui ont élaboré un rapport relatif aux performances du Maroc dans ce classement, l’objectif est d’assurer «le suivi de l’évolution des élèves marocains et d’identifier les facteurs à l’origine des disparités entre pays et à l’intérieur d’un même Etat».

    Ce document, réalisé par l’Instance nationale d’évaluation, présidée par Rahma Bourkia, ambitionne «de mettre à la disposition des acteurs éducatifs une analyse détaillée des résultats des élèves marocains». Ce qui permettra de «définir les déficits limitant l’évolution de l’apprentissage des enfants et les pistes de correction».

    Pour cette Instance, les résultats de ce rapport «seront pris en compte dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision 2030, notamment dans les volets liés à la qualité de l’enseignement». Pour la dernière édition de PIRLS, 10.942 élèves marocains, issus de 360 établissements, ont pris part à ce concours, marqué par la participation de 50 pays.

    Certes, le Maroc a amélioré ses résultats dans l’édition de 2016 par rapport à celle de 2011, passant de 310 à 358 points. Mais cela reste insuffisant dans la mesure où le Maroc est encore loin derrière, parmi les 3 derniers pays au classement, avec l’Egypte et l’Afrique du Sud.

    Parmi les points faibles identifiés: l’importance de la population des élèves qui ne maîtrisent aucune des compétences de base. Même si leur part a baissé de 79% à 64% entre 2011 et 2016, ce niveau reste très loin de la moyenne mondiale, à savoir 4%.

    Dans les détails, les performances des élèves marocains semblent similaires dans les épreuves basées sur des textes d’information et ceux liés à des textes littéraires. Les responsables de l’Instance d’évaluation précisent que les résultats de PIRLS montrent que les élèves marocains réalisent de meilleurs scores lorsque les épreuves sont basées sur des conclusions simplifiées.

    L’une des principales conclusions tirées des résultats de ce classement: les filles, qui représentaient 49% des effectifs marocains lors de ces épreuves, ont réalisé des scores nettement meilleurs que ceux des garçons, avec 28 points d’écart.

    Autre fait saillant: le Maroc figure au top 3 des pays ayant la part la plus élevée d’enfants n’ayant pas bénéficié d’un enseignement préscolaire, avec 35%. Ce document montre également que le niveau d’apprentissage augmente en fonction de la durée passée dans un établissement préscolaire.

    Rappelons que le renforcement de l’offre en écoles pré-scolaires figure parmi les chantiers prioritaires de la réforme de l’enseignement. Le ministre de l’Education nationale a annoncé, la semaine dernière, la programmation, pour l’année en cours, de la construction de 5.826 salles de classe destinées à l’enseignement préscolaire. Elles permettront d’accueillir 120.000 enfants supplémentaires, est-il indiqué.

    Retard de scolarité

    La faiblesse de l’apprentissage est l’un des maux du système éducatif national. En plus du phénomène de l’abandon scolaire, la part des élèves en retard dans le cursus reste également préoccupante. Cela, même si le Maroc a réussi à réduire leur part de 15 points, passant de 48% à 33% entre les éditions 2011 et 2016 de PIRLS. La situation de ces enfants, qui rejoignent tardivement les bancs de l’école, est compliquée par la faiblesse de leur niveau d’apprentissage par rapport à leurs camarades scolarisés à un âge précoce. Ces derniers ont obtenu 382 points contre 309 pour les enfants ayant accédé tardivement à la scolarité.

    M.A.M.

     

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