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    Economie

    Petite croissance pour le Maroc

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5429 Le 10/01/2019 | Partager
    2,9% en 2019 et 3,5% les deux années suivantes
    Réformes et amélioration de l’activité touristique, les atouts
    Le tout dans un contexte mondial difficile
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    La vigueur de la croissance au Maroc dépendra de la mise en œuvre des réformes. De 3,2% en 2018, le taux devrait s’établir à 2,9% en 2019 et 3,5% les deux années suivantes (2020-2021)

    La Banque mondiale joue la prudence. De 3,2% en 2018 (grâce à une récolte agricole abondante et une conjoncture touristique favorable), le taux de croissance du Maroc devrait s’établir à 2,9% en 2019 et 3,5% les deux années suivantes (2020-2021).

    L’institution internationale vient de publier les premières tendances de l’économie mondiale pour 2019. Le ralentissement prédit cette année correspond au scénario anticipé par le HCP. Pour le moment, les prévisions de Bank Al-Maghrib restent inchangées à 3,1%, assez proche de l’hypothèse sur laquelle a été bâtie la loi de finances (3,2%). C’est pareil pour le FMI pour qui le Royaume atteindrait 3,2% pour 2018 et 2019. Le Centre marocain de conjoncture prédit lui 3,6% cette année.

    Le Maroc fait partie des pays où l’activité économique devrait encore progresser (voir infographie), selon la Banque mondiale. L’investissement sera encore soutenu par des réformes qui renforcent le climat des affaires et une reprise de la demande intérieure. Le tourisme devrait continuer à maintenir l’activité.

    Selon l’Observatoire du tourisme, un total de 11,3 millions de touristes ont visité le Maroc entre janvier et novembre 2018. Il s’agit d’une progression de 8,5% par rapport à la même période un an auparavant (+15% pour les touristes étrangers et +2% pour les Marocains résidant à l’étranger).

    Les retombées positives résultant de la demande extérieure dans la zone euro devraient légèrement s’atténuer. La poursuite des programmes du FMI et de la Banque mondiale, dont le Maroc bénéficie, devrait fournir la base nécessaire aux ajustements structurels (par exemple, des cadres de gestion budgétaire renforcés, une qualité supérieure de l’infrastructure publique), ainsi que des mesures pour remédier aux vulnérabilités associées au secteur informel.

    Les réformes visant à aligner les systèmes fiscaux sur les meilleures pratiques internationales et à renforcer leur mise en œuvre pourraient attirer davantage les entreprises informelles vers des activités formelles productives. Ces réformes peuvent permettre de réduire le fardeau excessif de l’impôt sur les sociétés et l’amélioration de la collecte des recettes grâce à des systèmes de classement électronique harmonisés.

                                                                                          

    La région Mena bénéficiera des effets des réformes

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    • Gare à l’escalade des tensions

    La croissance de la région Mena devrait progresser à 1,9% en 2019. En dépit du ralentissement du commerce international et du durcissement des conditions de financement extérieur, les économistes de la Banque mondiale prévoient qu’elle sera favorisée par des facteurs intérieurs tels les réformes des politiques publiques notamment.

    L’Algérie devrait décélérer à 2,3% du fait de la diminution progressive des dépenses publiques, qui avaient connu une augmentation considérable l’année dernière. Alors que les réformes tendant à renforcer le climat des affaires stimulent l’investissement et que la consommation des ménages augmente, l’Egypte devrait atteindre 5,6% durant l’exercice 2019.

    Comme le Maroc, les taux devraient s’établir à 2,9% en Tunisie, grâce aux réformes entreprises et à l’amélioration de l’activité touristique. Une escalade des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran aurait des conséquences néfastes sur la région.

    Les facteurs géopolitiques, combinés à l’incertitude autour des volumes de production attendus des pays exportateurs de pétrole, pourraient provoquer l’instabilité des prix du pétrole. Des prix plus bas assombriraient les perspectives de la région, particulièrement des pays exportateurs de pétrole, alors qu’ils pourraient avoir un effet bénéfique sur les pays importateurs.

    Le durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale pourrait affecter les pays importateurs et exportateurs de la région de la même manière. Le niveau élevé de la dette extérieure libellée en devises dans certains pays importateurs donne à penser que ceux-ci risqueraient de souffrir d’une forte appréciation du dollar des Etats-Unis. En revanche, l’augmentation des dépenses de reconstruction dans les économies touchées par un conflit (p. ex. l’Irak) pourrait avoir des retombées positives sur les pays voisins.

    Globalement, l’économie mondiale devrait fléchir cette année pour passer d’un taux (révisé à la baisse) de 3% en 2018 à 2,9% en 2019 dans un contexte d’accentuation des risques de détérioration des perspectives. Les échanges commerciaux internationaux et l’activité manufacturière mondiale faiblissent, les tensions commerciales restent vives et les marchés financiers exercent de fortes pressions sur certains grands pays émergents.

    Fatim-Zahra TOHRY

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