Culture

Galerie Tindouf Marrakech: Un savoureux voyage de l’Inde au Maroc

Par Joséphine ADAM | Edition N°:5428 Le 09/01/2019 | Partager
Le photographe et designer anglais, Jaimal Odedra, à l’honneur
Les clichés de scènes de vie commune aux deux pays
Jusqu’au 26 janvier prochain
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La galerie Tindouf s’offre quelques couleurs avec l’exposition  «Mon Maroc my India» de Jaimal Odedra, visible jusqu’au 26 janvier prochain (Source: Tindouf)

La galerie Tindouf s’offre quelques couleurs. Avec Jaimal Odedra, des tonalités chaudes viennent casser le blanc immaculé de ce lieu à Marrakech où les pièces d’antiquité orientalistes côtoient leurs contemporaines. Le photographe et designer anglais, né en Afrique de parents indiens, imprime son élégance sur pellicule.

«Mon Maroc my India», visible jusqu’au 26 janvier prochain, est un voyage en plein centre de ce qu’il y a de commun entre les deux pays. Les femmes, les hommes, les enfants, les ruelles, le mouvement et la transparence des voiles. Il faut y regarder à deux fois pour se positionner dans l’espace.

Est-ce le cliché d’une scène de vie prise au Maroc ou en Inde? Portée par une douce musique sonore, qui nous plonge un peu plus dans l’ambiance, la visite prend du temps tant chaque photographie raconte une histoire. La renommée internationale d’Odedra n’est plus à prouver. Ses projets allant de l’Europe à l’Inde, en passant par l’Afrique et les États-Unis.

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L’artiste présente, en plus de ses photographies, une belle collection de bronzes et céramiques aux lignes fluides et raffinées (Source: Tindouf)

En plus d’une riche et belle collection de photographies de différents formats, l’artiste présente à la galerie Tindouf des céramiques et des bronzes aux lignes fluides et raffinées. Un travail qui doit sûrement un peu à sa carrière de designer pour des maisons comme Calvin Klein, Ralph Lauren, ou Givenchy.

Alors que la galerie Tindouf, tenue par Boubker Temli, faisait, et fait toujours, pleinement partie du paysage à Tanger, l’aventure s’est poursuivie à Marrakech en 2007. «Mon père voulait alors ouvrir une grande galerie moderne, qui a été dessinée par Jacqueline Foissac, pour se tourner vers l’art contemporain» explique Hadia Temli, qui tient le lieu dans le centre de la ville ocre, et une 2e galerie rien qu’à elle, Siniya 28.

L’empreinte du père, lui-même antiquaire, est toujours là avec une très belle sélection d’arts traditionnels et décoratifs. Un virage qu’ils ont pris ensemble à une époque où «s’il y avait toujours de la demande pour l’orientalisme ou les meubles classiques, une nouvelle vague de collectionneurs arrivait tournée vers le contemporain» continue Hadia.

Dans le viseur du fondateur: le beau et la sensibilité, qui peut à la fois se trouver dans un objet ancien comme dans un objet moderne. La signature Temli: faire se côtoyer les différentes époques, d’une céramique toute craquelée du 17e siècle à un bronze actuel, comme ceux signés Odedra. L’harmonie entre les générations est partout. «Pour ne pas oublier d’où l’on vient» confie Hadia. A Tanger comme à Marrakech, Tindouf est avant tout un lieu de culture au sens large.

J.A.

 

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