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    Dossier Spécial

    Provinces du Sud: Comment travaille le patronat

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5386 Le 05/11/2018 | Partager
    Monitoring des projets prévus par le nouveau modèle de développement
    Des tractations pour réserver 70 ha pour les zones industrielles à Laâyoune
    Le développement du tissu industriel conduira à la création de 3 CGEM régionales

    Identifiant Scald invalide.

    «Les provinces du Sud bénéficient d’un certain nombre d’avantages fiscaux qui viennent compenser leur coût de connectivité logistique. Les assises de la fiscalité, prévues en 2019, permettront de traiter les doléances des opérateurs», souligne le président de la CGEM (Ph. F. Al Nasser)

    - L’Economiste: Les pouvoirs publics ont lancé un programme de développement des provinces du Sud qui a atteint aujourd’hui 80 milliards de DH. Que fait le secteur privé pour accompagner cette dynamique?

    - Salaheddine Mezouar: Bien avant cela, et dès le mois d’octobre 2013, la CGEM s’est attelée à créer, à l’instar de ce qu’elle a fait dans les autres régions, les structures de représentation en vue d’organiser les acteurs locaux. C’est ainsi que la CGEM-Sud a été créée, avec une gouvernance élue par ses pairs, représentant les trois régions sahariennes.
    A la suite de cela, et en concertation étroite avec les acteurs locaux, une monographie économique et sociale de ces provinces a été réalisée, en vue d’identifier le potentiel économique et les opportunités d’investissement y afférentes, en relation avec les produits et services à développer. Cette démarche facilite le câblage et oriente les choix des acteurs économiques.  S’en est suivi, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et les autorités et élus locaux, le Forum mobilisation des investissements, organisé à Laâyoune le 28 mars 2015, et qui représente l’aboutissement de 6 mois de travail, au cours desquels nous avons réussi à mobiliser les opérateurs économiques de plusieurs régions autour de 57 projets, pour un montant global de 6 milliards de DH, devant générer plus de 10.000 emplois.

    - Comment la CGEM compte s'impliquer pour l'atteinte des objectifs du nouveau modèle de développement des provinces du Sud?
    - En continuant à faire le monitoring de ces projets et en veillant, en collaboration avec les pouvoirs publics, la Région et les représentations régionales, à lever les difficultés liées à la réalisation des investissements projetés. Entre autres, le parachèvement de la nouvelle zone industrielle attenante au port de Laâyoune, le renforcement de la  puissance électrique à Dakhla, ou encore la connectivité logistique de la région de Guelmim. Le programme d’investissements publics, annoncé en novembre 2015 par l’Etat, devrait permettre de pallier ces insuffisances. Je tiens à signaler qu’après plusieurs mois de tractations, nous avons pu obtenir l’engagement du gouvernement de réserver une zone de 70 hectares pour les investissements industriels à venir dans la région de Laâyoune.

    - Quels sont les secteurs qui pourraient intéresser les entreprises membres de la CGEM?
    - Au vu de la monographie, et dans un souci de diversification du tissu entrepreneurial, je dirais que les secteurs à fort potentiel sont ceux de l’agroalimentaire, la transformation des produits de la mer, les mines, le tourisme et ses services associés, les matériaux de construction, les produits électriques, les plateformes logistiques et bien d’autres… le potentiel de ces régions est énorme et leur position géographique en fait un hub réel vers l’Afrique subsaharienne.

    - Comment comptez-vous redynamiser l'action de l'antenne régionale de la CGEM dans les provinces du Sud?
    - La CGEM-région est très active. Les membres de son bureau sont au fait des problématiques que connaissent les entreprises et entretiennent des relations étroites avec les autorités locales, dans les trois régions. Nous sommes partie prenante des Comités régionaux de l’environnement des affaires (CREA) et nous avons des contacts réguliers avec les services déconcentrés de l’administration. Il restera, et selon l’évolution de l’activité dans ces régions, à développer une plus grande proximité avec le tissu des entreprises. Aujourd’hui, la CGEM-Sud est présidée par un opérateur économique exerçant à Dakhla, sachant qu’il a deux vice-présidents dont l’un opère à Laâyoune et l’autre à Guelmim et que nous avons des bureaux dans les trois villes. C’est un bon schéma. Le développement du tissu entrepreneurial conduira nécessairement, à terme, à la création de 3 CGEM régionales.

    - Quelles sont vos doléances fiscales dans ces régions?
    - Elles bénéficient d’un certain nombre d’avantages qui viennent compenser leur coût de connectivité logistique. Les assises de la fiscalité, prévues en 2019, permettront de traiter les doléances des opérateurs.

    - La mise en œuvre de la régionalisation n’y est pas très avancée. Quelles en sont les raisons?
    - Elle n’est ni plus avancée ni en retard par rapport aux autres régions du Royaume. La dynamique de la régionalisation avancée fait son chemin. La nouvelle Charte de déconcentration, actuellement en discussion et à propos de laquelle la CGEM s’est prononcée il y a quelques jours, va permettre des avancées significatives.

    Bilan des gouvernements: Mezouar botte en touche

    Sur l’action des gouvernements et des instances concernées par le développement des provinces du Sud, le patron des patrons ne veut visiblement pas se prononcer. «En toute modestie, il n’appartient pas à la CGEM de faire ce bilan. Nous sommes une force de proposition et d’action, qui met l’accent sur les conditions nécessaires pour que nos entreprises puissent exercer leur activité et investir dans un environnement des affaires adéquat», note l’ancien ministre des Finances. Ce qui l’intéresse le plus est que le secteur privé joue son rôle et contribue à la dynamique de développement inclusif dont le pays a besoin. Son «appréciation porterait plutôt sur le champ de la réactivité des pouvoirs publics face aux propositions et problématiques inhérentes aux provinces du Sud. Et sur ce plan-là, je peux dire que nous trouvons du répondant», a-t-il précisé.

    Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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