International

Brexit: Dernière ligne droite des négociations

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5353 Le 19/09/2018 | Partager
Des sommets pour accélérer le processus
Plusieurs points de discorde

Les Européens envisagent d’organiser un sommet extraordinaire en novembre pour boucler les difficiles négociations du Brexit, entrées dans leur phase finale. Le but est d’éviter «un divorce» sans accord avec Londres, a indiqué le président du Conseil européen Donald Tusk.

Les négociateurs étaient censés parvenir à un accord lors d’un sommet le 18 octobre à Bruxelles sur les termes du retrait britannique, prévu fin mars 2019, et sur les bases de leur relation future. Mais ce calendrier semble de plus en plus intenable pour surmonter les derniers blocages qui subsistent. Un autre sommet informel est prévu mercredi 19 septembre dans la soirée à Salzbourg (Autriche).

La Première ministre britannique Theresa May exposera brièvement sa vision des tractations lors d’un dîner mercredi dans la ville autrichienne. Les 27 peaufineront ensuite leur stratégie le lendemain, sans elle, pour les dernières semaines de négociation.

Theresa May plaide notamment pour le maintien d’une relation commerciale étroite avec l’UE grâce à la mise en place d’une zone de libre-échange pour les marchandises. Mais l’UE n’est pas prête à transiger sur «l’indivisibilité» des libertés du marché unique, qui incluent celle des personnes. Londres et Bruxelles ont jusqu’ici trouvé des compromis sur la plupart des questions liées au divorce, notamment sur son règlement financier et sur les droits des citoyens expatriés après le Brexit.

Mais ils continuent de buter sur certains points, principalement sur la question du sort de la frontière irlandaise. Un Brexit sans accord entraînerait des coûts importants pour l’économie britannique. Il est donc crucial que Londres s’entende avec Bruxelles, a estimé le FMI. Ce dernier s’attend à ce que la croissance atteigne 1,5% pour 2019 au Royaume-Uni, mais ses prévisions sont fondées sur l’obtention d’un accord et la mise en place d’une période de transition.

Le gouvernement britannique a récemment publié une série de notes techniques analysant les risques d’un tel scénario. Il y mentionnait notamment la fin possible de la validité des permis de conduire britanniques dans l’UE, le retour des frais d’itinérance mobile ou encore la hausse des frais bancaires.

Côté européen, la Commission avait appelé en juillet les pays de l’UE à intensifier leurs préparatifs à tous les scénarios. Elle avait notamment préconisé de se préparer à des contrôles aux frontières de l’UE, aux conséquences pour les échanges commerciaux ou encore aux effets sur la reconnaissance des qualifications professionnelles de part et d’autre.

Les travailleurs européens

Le Royaume-Uni ne doit pas offrir d’accès préférentiel aux travailleurs issus de l’Union européenne par rapport aux non-européens après le Brexit, préconise un rapport commandé par le gouvernement. Londres doit quitter l’UE fin mars 2019, mettant un terme à la liberté de circulation. Après cette date, le pays devrait choisir les personnes à accueillir en fonction de leurs degrés de compétence, a estimé le Comité consultatif indépendant sur la migration (MAC). La Première ministre Theresa May s’est montrée ouverte à cette idée, et une annonce pourrait avoir lieu lors de la conférence de son Parti conservateur (le 30 septembre). Environ 226.000 citoyens européens sont venus au Royaume-Uni au cours de l’année se terminant en mars 2018, tandis que 138.000 en sont partis. Sur la même période, 316.000 personnes hors UE sont arrivées, alors que 81.000 sont parties.

 

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