Politique

Le chef du gouvernement au Club de L’Economiste: El Othmani sans détours

Par Nadia SALAH Amin RBOUB | Edition N°:5330 Le 07/08/2018 | Partager
el-othmani-club-1-030.jpg

Au grand complet, Saâdeddine El Othmani s’est livré à l’exercice du Club de L’Economiste avec son staff de conseillers, de chargés de mission... (Ph. Jarfi)

Sans détours, Saâdeddine El Othmani, le chef du gouvernement, analyse les dossiers d’actualité. Il écoute attentivement les questions du Club de L’Economiste, analyse et construit rapidement ses argumentaires, avec beaucoup d’humilité, d’assurance, voire de l’humour parfois.

Il répond à toutes les questions même celles qui fâchent ou font polémique: limogeage de ministres, boycott, pouvoir d’achat, décompensation du carburant, tensions sociales, éducation, coalition gouvernementale, investissements, politique industrielle, tourisme, dialogue social... Décryptage.

- L’Economiste: Actualité oblige, l’opinion publique observe avec attention les limogeages de ministres, mais elle a du mal à les comprendre. C’est le cas aussi avec Mohammed Boussaïd. Expliquez-nous les raisons?
- Saâdeddine El Othmani:
Le dernier événement, celui du limogeage du ministre des Finances, est une décision qui émane de SM le Roi dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles. Je rappelle que la Constitution (ndlr: article 47) permet au Souverain de limoger un ministre après consultation avec le chef du gouvernement. Et c’est exactement ce qui s’est passé avec le ministre des Finances. Le communiqué du cabinet royal a donné des précisions sur la décision du Souverain. Cette décision a plusieurs explications.  Primo, elle intervient en application du principe de la reddition des comptes que le Roi est soucieux d’appliquer à tous les responsables quels que soient leurs rangs ou leur appartenance. Secundo, personne n’est au-dessus de la loi et de la Constitution. Tercio, plusieurs informations ont été relayées pour expliquer le dernier limogeage. Je tiens à dire que les informations et explications apportées ça et là manquaient de précision. Elles sont fausses. Ceci étant dit, je pense que le communiqué du cabinet royal est on ne peut plus clair à ce propos.
- Oui, mais au-delà du limogeage de ministres et de hauts cadres, une bonne partie de l’opinion publique veut qu’il y ait des poursuites, des sanctions en cas de manquement aux responsabilités...
- Les poursuites dépendent de la nature et du type de dépassement. Lorsqu’il s’agit d’erreurs professionnelles banales, le limogeage suffit. Les fautes professionnelles sont de différents niveaux. Comme il y a plusieurs catégories de fautes, il y a aussi différents niveaux de sanctions. D’ailleurs, la sanction administrative est elle-même lourde et difficile. Je dois aussi rappeler que de nombreux responsables sont actuellement traînés devant la justice.

- Sur le boycott, il y a eu beaucoup d’hésitations, voire parfois des maladresses au niveau du gouvernement. Ce qui s’est traduit par de fortes tensions sociales. Comment vous analysez cet épisode et quels enseignements en tirez-vous?
- Cette question de boycott a deux niveaux d’analyse. Le premier niveau, c’est que le citoyen/consommateur a le droit d’exprimer ses opinions, ses attentes... Le fait que le citoyen opte pour le boycott, la colère ou encore exprime son opinion, c’est un droit légitime. Bien évidemment, au niveau du gouvernement, nous analysons ces prises de position pour mieux les comprendre et apporter les réponses appropriées. Après, nous prenons des décisions. D’ailleurs, si vous analysez le programme gouvernemental dans sa globalité, c’est une série de mesures et de réponses aux vraies causes de la tension sociale. Je dois préciser que les causes des tensions sont diverses et multiples. Si les causes du boycott sont d’abord d’ordre social, le programme du gouvernement met dans son ensemble le focus sur la cohésion sociale. Sauf que les réponses ne peuvent pas venir du jour au lendemain.

- Mais cela fait plus de 3 mois que le boycott se poursuit...
- Trois mois, c’est très court dans la vie d’un gouvernement! Nous avons des programmes à caractère social qui vont résoudre le fond de cette colère et de ces tensions sociales. Une bonne partie de ces programmes est en cours de réalisation, d’autres vont suivre. A titre d’exemple, la couverture médicale va connaître une importante évolution dans notre pays. En même temps, c’est un chantier très complexe qui ne peut être réalisé en quelques mois. Nous avons attendu la loi au niveau du Parlement. Nous sommes en train de préparer les décrets d’application, qui vont bientôt sortir selon les normes. Le temps de finaliser quelques aspects techniques et réglementaires. Après, nous passons aux consultations avec les professions libérales, pour réglementer profession par profession. Nous avons de nouveaux mécanismes pour réglementer les professions qui ne le sont pas encore. Pareil pour les indépendants, il y a toute une réforme qui verra bientôt le jour.

- Le discours du Trône exhorte le gouvernement à accélérer le rythme des réformes et des mécanismes à caractère social. Il y a des dates qui ont été données, notamment fin octobre pour la déconcentration... Est-ce réalisable dans les délais impartis?
- Bien sûr, c’est réalisable, je vous rassure. D’abord, sur la charte de déconcentration, c’est la 14e fois que SM le Roi en parle dans ses discours, depuis 2002. En 2013, le Souverain a précisé qu’il a demandé plus de trois fois au gouvernement d’élaborer la charte de déconcentration. En ce qui me concerne, depuis que je suis à la tête de ce gouvernement, je veille au quotidien à accélérer le chantier de cette charte. Nous allons respecter nos engagements et les délais fixés par le discours du Trône. Nous nous engageons à respecter les délais de l’ensemble des réformes annoncées dans le discours royal. Nous considérons le discours royal comme un soutien fort à l’action gouvernementale. Plus encore, c’est une vision qui nous incite à accélérer les programmes et les mesures. D’ailleurs, au lendemain du discours du Trône, nous avons mobilisé tous les ministres concernés pour établir un plan d’actions clair et précis ainsi qu’une feuille de route pour les différents chantiers. L’enjeu étant de définir les responsabilités et les périmètres dans les différents chantiers à travers le volet économique, social, la gouvernance des programmes, l’échéancier, les délais... ou encore la réforme de l’administration. Le tout est circonscrit dans sa périodicité. Des groupes de travail dédiés veillent sur chaque programme. Bien évidemment, nous allons procéder à des bilans d’étape pour une évaluation régulière des actions entreprises. Tous les ministres concernés devront produire des rapports détaillés et réguliers. Moi aussi en tant que chef du gouvernement, je vais soumettre un rapport au Souverain.

- Est-ce que ces évaluations seront immédiatement rendues publiques?
- Je ne sais pas. Elles seront rendues à Sa Majesté. En tout cas, c’est très facile de suivre le travail du gouvernement. Tout est transparent. Actuellement, tous nos chantiers sont ouverts.

- Qu’est-ce qui explique cette nouvelle organisation?
- Les commissions ministérielles ne remplacent pas l’administration, loin de là. Elles ne prennent pas de décision, mais suivent des chantiers à caractère stratégique pour une meilleure coordination avec les différents intervenants. Dans chaque dossier et chaque chantier,  pas moins de 5 à 6 ministères interviennent. C’est donc un nouveau mode de gouvernance pour demeilleures coordination et convergence entre les différents départements. La commission ministérielle vient après valider les stratégies, les programmes, les mesures... c’est une approche pour une meilleure sélection des programmes et politiques entre les différents ministères.

el_othmani_030.jpg

 

- Le Roi a insisté sur  le Registre social unique. Quels en sont les enjeux?
- Le Registre social unique va permettre d’avoir un identifiant unifié. C’est un chantier stratégique qui est suivi de près par le ministère de l’Intérieur, avec son homologue des Affaires générales et de la Gouvernance, ou encore le département de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité, et du Développement social... Ce chantier a un caractère strictement technique. Le Registre social sera opérationnel en 2019. Parmi ses enjeux, la coordination entre les différents programmes à caractère social, car il y a plus de 100 programmes à vocation sociale. Fort d’un identifiant unique, le Registre social devra accompagner le citoyen tout au long de sa via, depuis la naissance jusqu’au décès. Ce mécanisme permettra de mieux procéder au ciblage des couches et des futurs bénéficiaires d’aides sociales et de services divers. Du coup, ce dispositif renforcera la rentabilité des programmes à caractère social. Jusque-là, il faut le reconnaître, la majorité des programmes ont un rendement moyens, mais pas médiocre. Je dois l’admettre, les différents programmes opérationnels n’atteignent pas encore les objectifs escomptés. Mais une chose est sûre, l’opérationnalisation du Registre social va nettement améliorer les indicateurs des différents programmes avec un meilleur ciblage en faveur des bénéficiaires. In fine, ce dispositif devra apporter des réponses concrètes et alléger la tension sociale.  

- De fortes polémiques ont porté récemment sur les prix des produits pétroliers. Comptez-vous ré-encadrer, voire re-subventionner les carburants?
- Re-subventionner... Jamais. On ne revient jamais en arrière! En revanche, cadrer et recadrer, oui. Sur le plan international, il y a beaucoup d’expériences et de modèles. Nous sommes en train d’étudier les différents scenarii, pour avoir notre propre modèle tout en nous inspirant des schémas des pays développés. L’enjeu est de garder la libéralisation, qui est déjà faite, tout en sauvegardant le pouvoir d’achat. Le mixage entre ces deux objectifs constitue le sujet de fond des discussions actuellement au gouvernement. Mais nous allons y arriver, j’en suis convaincu...

- Où en êtes-vous sur ce qui reste sur le processus de décompensation, notamment le sucre, le gaz butane... Avez-vous déjà établi un calendrier?
- Jusque-là, nous n’avons pas encore prévu de calendrier. Mais nous sommes en train de réfléchir à une formule de manière à enlever les subventions, surtout sur le gaz butane, sans pour autant affecter le pouvoir d’achat des citoyens, de la classe moyenne et des couches vulnérables. Si le Maroc évolue fortement dans les énergies renouvelables, nous allons alléger la pression sur notre pays qui ne produit ni pétrole, ni gaz... Mais nous avons le solaire, le vent (l’éolien)... qui peuvent alléger considérablement la facture énergétique. C’est ce qui explique le programme ambitieux et le pari du Maroc sur les énergies renouvelables. Il y a aussi la stratégie nationale de développement durable et celle de l’efficacité énergétique. Ces différentes stratégies permettront de réduire considérablement la pression énergétique sur le citoyen et sur les entreprises.  Pour l’heure, 34% de notre énergie provient des EnR. Dans le même esprit, d’autres chantiers seront annoncés en 2018 et 2019. Ce qui permettra de monter à 42% de la capacité énergétique à base des EnR en 2020 pour passer à l’objectif de 52% à l’horizon 2030. Parallèlement, nous devons accélérer le rythme de l’efficacité énergétique et du développement durable. Finalement, toutes les stratégies sont complémentaires et convergent vers le même objectif.
- Sur le gaz, des multinationales de renom multiplient les annonces à l’international sur des gisements explorés au Maroc, notamment à Tendrara. L’on annonce même l’exploitation, très prochainement. Sauf que le gouvernement garde le silence...
- Des explorations, oui je le confirme. Mais pour l’exploitation, ce n’est pas encore sûr. Pour le moment, ce sont des prévisions. Bien sûr, le moment venu, lorsque cela se confirme, le Maroc sera fier de l’annoncer.

el_othmani_club_030.jpg

El Othmani: «Re-subventionner le carburant? Il n’en est pas question. On ne revient jamais en arrière. En revanche, nous allons cadrer et recadrer les prix des hydrocarbures. Nous sommes en train d’étudier les différents scenarii» (Ph. Jarfi)

- Le discours du Trône est une feuille de route pour un nouveau contrat social. Est-ce que le gouvernement compte donner la priorité à l’emploi ou plutôt au pouvoir d’achat?
- Très bonne question. Au niveau du gouvernement, dès le départ nous avons annoncé des priorités sociales claires. Parmi ces priorités, figurent l’éducation, la santé, l’emploi et la protection sociale. Ce sont là les quatre leviers de notre programme de développement social. Bien évidemment, nous avons aussi des priorités économiques pour faire tourner l’ensemble. Car les dépenses sociales reposent sur des recettes économiques. Il faut donc avoir plus de recettes pour pouvoir dépenser plus. Autrement dit, nous devons appuyer l’entreprise et la compétitivité de l’économie nationale pour produire de la richesse et pouvoir financer des actions à caractère social. Par ailleurs, le gouvernement a procédé à l’actualisation et l’approbation de la stratégie nationale de l’emploi. Une stratégie horizontale qui concerne l’ensemble des départements ministériels et les secteurs productifs (Commerce et Industrie, Investissement, Agriculture & Pêche, Tourisme, Economie sociale, Artisanat...) ainsi que le secteur privé. Tous sont concernés par la nouvelle dynamique de création  d’emplois. A cet effet, et pour la première fois, une convention a été signée entre le gouvernement et  la confédération patronale (CGEM) ou encore les régions pour l’opérationnalisation de la stratégie de l’emploi au niveau territorial (l’ensemble des régions).

- Mais pour résorber le chômage qui a atteint des niveaux importants, il faut surtout une croissance forte et soutenue...
- (Rires) Booster la croissance... Cela a toujours été le problème de l’ensemble des gouvernements. Nous finirons par trouver la solution. Ce n’est pas facile, je l’admets. Mais tout passe par la compétitivité de l’entreprise, l’appui et l’accompagnement des PME-PMI, des TPE et de l’entreprise à taille intermédiaire. Dans ce sens, nous avons des programmes inédits qui seront bientôt dévoilés.

- Comment relever les défis de la société sans grandes avancées sur le dialogue social?
- Je tiens à préciser que les relations du gouvernement avec les partenaires sociaux ne sont pas du tout tendues. Le dialogue social va aboutir. En principe, nous reprenons le dialogue en septembre prochain. Là aussi, je reste optimiste.

- Depuis l’arrivée du PJD au gouvernement, le tourisme n’est plus érigé en tant que secteur stratégique...
- Je donne tout mon soutien au ministère du Tourisme. Le problème était dans la mauvaise application de la stratégie, le pilotage... Nous devons faire plus d’efforts. Tout le monde est conscient. SM le Roi a donné ses instructions pour recadrer la stratégie, la revoir et redynamiser l’ensemble des écosystèmes métiers.

Lahcen Daoudi reste au gouvernement...

Sur la question du sort de Lahcen Daoudi, ministre des Affaires générales, qui a  demandé à être démis de ses fonctions, Saâdeddine El Othmani répond: «Lahcen Daoudi fait toujours partie du gouvernement». Mieux, le chef du gouvernement soutient le ministre sur son idée de s’inspirer du modèle belge, de façon à rester dans «le libéralisme et l’ouverture du marché tout en contrôlant les prix des hydrocarbures».

Propos recueillis par Nadia SALAH & Amin RBOUB

                                                                      

Les «Ni-ni»: 8% de la population!

Tôt ou tard, les «Ni-ni», qui représentent 8% de la population totale, poseront des problèmes de sécurité publique. Une famille sur deux est touchée. L’on en voit déjà d’ailleurs (insécurité dans les rues, agressions, vols, insultes, atteintes à la vie privée, vandalisme...). Ce sont généralement des jeunes qui n’ont pas été à l’école et qui n’ont jamais travaillé.

Pire, ils n’ont aucun espoir de s’en sortir un jour. Sur cette question sensible, le chef du gouvernement explique: «Là, il y a deux approches: une approche stratégique et des mesures instantanées. Sur le plan stratégique, tout le programme et les réformes du gouvernement vont dans le même sens. Parmi les actions prises, la lutte contre l’abandon scolaire à travers la généralisation de l’enseignement, la qualité, la réduction des effectifs dans les classes, le programme Tayssir... La réforme de l’enseignement et la mise à niveau de l’école sont aussi parmi les réponses. D’ailleurs, dès la rentrée prochaine, tout le monde va constater l’allègement du sureffectif dans les salles de classe des écoles. Dans le primaire, nous allons tourner avec moins de 30 élèves contre 45, voire 50 auparavant. Cette mesure devra relever le niveau et la qualité des cours. Pour la rentrée prochaine, 100.000 enfants vont accéder au préscolaire. Nous avons 700.000 enfants qui sont hors circuit du préscolaire. Si on accueille 100.000 par an. Nous allons régler le problème dans 7 ans. Le préscolaire est l’une des clefs de la lutte contre l’abandon scolaire. Il y  a aussi la licence professionnelle en sciences de l’éducation. Une licence qui vient en appoint à la formation du professeur et de l’enseignant, qui a déjà une licence dans une discipline».

D’autres mesures d’urgence sont programmées, notamment avec la formation professionnelle, les métiers, l’artisanat, le travail manuel, la lutte contre l’analphabétisme...

                                                                      

IDE: La machine s’essouffle?

Les premiers mois de l’année n’ont pas été bons en matière d’attractivité d’investissements directs étrangers (IDE)! Sur les six premiers mois de l’année, les flux d’IDE ont baissé de 29,7%. Invité au Club de L’Economiste et interrogé sur la question de l’essoufflement de la machine d’attractivité d’investissements étrangers, le chef du gouvernement explique: «J’en ai discuté à plusieurs reprises avec le département concerné. J’ai l’assurance qu’avant la fin de l’année, le Maroc rattrapera le niveau de 2017.

Plusieurs accords et conventions ont été signés et leurs effets se feront bientôt sentir», tient à préciser Saâdeddine El Othmani sur un ton rassurant. Et d’ajouter: «il faut plutôt comparer les années dans leur totalité et non les premiers mois à ceux des années précédentes».

Le flux des investissements directs étrangers (IDE) s’est établi à 10,6 milliards de DH à fin juin dernier. Un an auparavant, ces flux atteignaient 15 millions de DH (fin juin 2017). «Ce résultat s’explique par la hausse des dépenses (+1,6 milliard de DH) conjuguée à une baisse des recettes d’environ 2,9 milliards», révèle l’Office des Changes dans sa note sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de juin dernier.

Dans le détail, les recettes au titre des IDE au Maroc s’inscrivent en baisse: 16,49 millions de DH contre 19,36 millions de DH une année auparavant, soit une contre performance de 14,8% ou -2,87 millions de DH. Quant aux dépenses, elles ont augmenté à 5,91 millions de DH contre 4,32 millions un an auparavant, soit +1,59 million de DH.

Rappelons que la tendance mondiale des IDE est à la baisse ces deux dernières années (-2% en 2016 et -23% en 2017). Dans un récent rapport de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), l’institution n'est pas très optimiste pour 2018. «Les flux mondiaux devraient augmenter de manière marginale. Ils resteront inférieurs à la moyenne des dix dernières années», prévoit la Cnuced (cf. L’Economiste édition n° 5318 du 19 juillet 2018).

Ces dernières années, le Maroc a amélioré son attractivité. Il a adopté plusieurs réformes dans ce sens. Ce qui le classe dans le top 3 des pays africains qui attirent le plus d’IDE. Pour le chef du gouvernement, l’essentiel est que le Maroc accorde une importance accrue au secteur industriel. Ce qui se traduit par l’adoption de plans d’accélération industrielle, la création d’écosystèmes (une quarantaine en tout), de villes industrielles…

Pour Saâdeddine El Othmani, «des chantiers importants vont  bientôt être lancés, pour simplifier au maximum les procédures et alléger les démarches au profit des investisseurs». Le chef du gouvernement cite notamment la réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI), la création de commissions régionales d’investissement, la digitalisation des procédures...

M.K.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc