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    Enquête L'Economiste-Sunergia/Quelle peine pour un pédophile?: La mort, pour la moitié des sondés

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5317 Le 18/07/2018 | Partager
    Même position dans toutes les régions
    Cette tendance est présente dans les différentes tranches d’âge
    Les couches aisées et moyennes veulent que la justice frappe fort
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    Le taux de personnes ayant défendu l’application de la peine de mort contre les pédophiles est pratiquement similaire au niveau des différentes tranches d’âge, soit autour de 43 à 45%

    Les affaires de pédophilie défrayent régulièrement la chronique. Outre le tristement célèbre dossier de Daniel Galvan, d’autres cas d’agressions contre des mineurs, ont suscité émoi et indignation. Les ONG de défense des droits des enfants sont souvent montées au créneau pour dénoncer la faiblesse des peines prononcées contre les personnes impliquées dans ce genre d’affaires. L’enquête L’Economiste-Sunergia (https://groupe-sunergia.com) confirme ce constat. Une grande partie des personnes sondées sont en faveur de sanctions sévères contre ces «prédateurs». Interrogés sur la peine minimale à appliquer pour un pédophile, 44% des 1.000 répondants se sont prononcés pour la peine de mort. S’y ajoutent 18%, soit 185 personnes, qui sont en faveur de la prison à vie pour cette catégorie de criminels. D’autres répondants (18%) estiment que les pédophiles doivent être sanctionnés par un emprisonnement de longue durée (5 ans et plus). Curieusement, 8% des personnes interrogées ne se sont pas prononcées sur cette question. Pourtant, il s’agit de crimes graves, perpétrés contre des mineurs, souvent en bas âge. Une menace qui guette la plupart des familles marocaines, qui ont de plus en plus peur pour leurs enfants.

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    Hommes et femmes unissent leurs voix pour réclamer des sanctions lourdes contre les personnes impliquées dans des affaires d’agressions sexuelles à l’égard des mineurs. Ils sont près de la moitié à se prononcer en faveur de la peine capitale comme sanction minimale contre les pédophiles

    - L’appel à de lourdes sanctions se confirme dans les régions
    Les réponses en faveur de l’application de la peine de mort contre les pédophiles se confirment dans les régions. Les taux les plus élevés sont enregistrés dans le Nord et l’Oriental. A Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, 51% des sondés sont favorables à la peine capitale, 13% pour la prison à vie et 26% pour un emprisonnement de plus de 5 ans. Idem pour la région de l’Oriental, avec respectivement 52%, 15% et 14%. Le même constat se confirme pour les zones de Fès-Meknès et Rabat Salé Kenitra. Une seule région se démarque. Il s’agit de Beni Mellal Khénifra, qui a enregistré le niveau le plus bas des répondants soutenant l’application de la peine de mort contre les personnes impliquées dans des agressions sexuelles contre des mineurs. Seuls 17% sont pour cette peine, contre 30% pour la prison à vie et 19% pour l’emprisonnement de longue durée.

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    La peine de mort comme sanction minimale contre les cas d’agression sexuelle à l’égard des enfants a été citée davantage dans le milieu urbain, soit 47% de cette population contre 39% chez les personnes issues du monde rural

    - Hommes et femmes s’accordent à condamner la pédophilie
    Les résultats par sexe ne dégagent pas de différences significatives. Même si le nombre des femmes en faveur de l’application de la peine de mort contre les pédophiles est légèrement plus important. Elles représentent 45% des répondants contre 42% chez les hommes. 21% des femmes interrogées ont estimé que la peine minimale à appliquer dans ce genre d’affaires est la prison à vie, contre 16% chez les hommes. Elles se sont également prononcées en faveur d’une sanction physique (8%).

    - Les urbains aussi pour des peines sévères
    La ventilation des résultats par milieu de résidence montre que les urbains veulent des sanctions plus sévères contre les personnes impliquées dans des agressions sexuelles contre les enfants. Plus de 47% de cette population a plaidé pour l’application de la peine de mort dans les affaires de pédophilie, contre 39% dans le monde rural. Ces derniers étaient plus nombreux que les citadins à réclamer l’application de la prison à vie, avec 22% contre 16%. Les avis sont assez proches concernant le recours à l’emprisonnement de plus de 5 ans, avec 19% de la population urbaine et 16% pour le monde rural. Une minorité des deux catégories, soit respectivement 6% et 8%, s’est prononcée en faveur du recours à des sanctions physiques contre les pédophiles.

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    Les réponses des personnes interrogées, 44% en faveur de l’application de la peine de mort et 18% pour la prison à vie, s’inscrivent dans la logique des mouvements d’indignation, menés généralement par des ONG, contre les peines prononcées dans des affaires de pédophilie, jugées souvent très faibles

    - Les avis ne changent pas avec l’âge
    La condamnation des cas de violences sexuelles à l’égard des mineurs ne change pas avec l’évolution de l’âge des personnes sondées. Dans les différentes tranches d’âge, pratiquement la même part, soit près de la moitié, a plaidé pour l’application de la peine capitale. Les différences sont également légères entre les personnes pour le recours à l’emprisonnement à vie, avec 22% pour les 15-24 ans, 18% pour les 25-34, ans, 20% pour les 35-44 ans et 44-54 ans. Seuls les seniors de plus de 65 ans étaient peu à se prononcer en faveur de cette sanction (5%). Les mêmes taux sont constatés pour l’application des peines de prison de plus de 5 ans, avec des proportions quasi-similaires au niveau des différentes tranches d’âge, soit 20% pour les 15-24 ans, 21% pour les 25-34 ans, 18% pour les 45-54 ans et 19% pour les 55-64 ans. Ce taux est moins élevé chez la catégorie des 35-44 ans, avec seulement 12% des personnes interrogées pour le recours à l’emprisonnement de longue durée comme peine minimale contre les pédophiles.

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    53% des personnes issues des catégories A.B et 45% de la classe C ont cité la peine de mort comme sanction à appliquer à l’encontre des pédophiles, contre seulement 37% de la catégorie D.E.

    - La moitié des couches aisées et moyennes pour la peine de mort
    Par catégorie socioprofessionnelle, les couches aisées et moyennes sont pour des sanctions très sévères à l’encontre des personnes impliquées dans des affaires de pédophilie. Il s’agit de 53% des personnes interrogées issues de la catégorie A.B et 45% de C. Pour la catégorie D.E, la part des personnes en faveur de la peine capitale dans ce genre de dossiers s’est limitée à 37%. Les taux sont assez proches pour les personnes estimant que la peine minimale à appliquer à un pédophile est la prison à vie. Il s’agit de 18% pour les catégories A.B et C et 20% pour la catégorie D.E. Idem pour l’emprisonnement de longue durée, avec respectivement 17%, 16% et 21%.


    Fiche technique

    • L’enquête a été réalisée par téléphone du 5 avril au 10 mai 2018 (système CATI). L’échantillon est de 1.000 personnes. Sa structure a été redressée de manière à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement du HCP (RGPH 2014). Il est composé à hauteur de 49% d’hommes et 51% de femmes. Les ruraux comptent pour 38% et les urbains pour 62%.

    • Toutes les régions sont représentées: 20% habitent dans Casablanca-Settat, 13% Marrakech-Safi, 5% à Draâ-Tafilalet, 8% à Souss Massa, 3% dans les régions Sud, 7% à Beni Mellal-Khénifra, 13% à Rabat-Salé-Kénitra, 12% à Fès-Meknès, 7% à l’Oriental et 11% à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma.
    • La répartition sociale professionnelle est définie sur la base de 5 critères: revenu du ménage, profession du chef de ménage, niveau d’instruction, type d’habitation et âge:
    - 13% sont dans les classes socioprofessionnelles A-B;
    - 56% appartiennent à la classe moyenne C;
    - 31% relèvent des classes D et E.

    • La répartition par âge est:
    - 25% de l’échantillon a entre  15 et 24 ans
    - 22% a entre 25 à 34 ans
    - 19%  pour les 35-44 ans
    - 15% a entre 45 et 54 ans
    - 10% pour les 55-64 ans
    - 9% a plus de 65 ans.

     


     

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