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L'Edito

Trafics

Par L'Economiste| Edition N°:1765 Le 11/05/2004 | Partager

Il y a quelques années, l’idée dominante était que les activités illicites, dans le genre contrebande ou vente de cannabis, n’étaient certes pas désirables, mais qu’il fallait faire avec, parce qu’elles relevaient d’une sorte de filet social. Selon cette vision, elles donnaient du travail et des revenus à des gens qui, sans ces trafics, n’auraient pas eu de moyens de vivre.Les entreprises transparentes, payant régulièrement leurs impôts et taxes, versant ponctuellement leurs cotisations sociales, étaient donc priées à s’accommoder de l’existence de ces activités illicites.Mais, insensiblement, quelque chose a changé… pas dans le bon sens. Il se disait qu’il était inutile d’engager le fer contre ces illégalités puisque la baisse des droits de douane et la globalisation feraient disparaître la contrebande, que le cannabis serait de plus en plus toléré… C’est le contraire qui s’est produit.La globalisation est bien là. Elle a globalisé les trafics, tous les trafics, sans distinction de légalité. Elle en a même rajouté une couche dans les pays comme le Maroc, qui sont aux frontières du monde riche: c’est là que les trafics illégaux sont les plus intéressants.L’occasion était trop belle pour que d’autres trafiquants viennent greffer leurs intérêts sur ces circuits: ce fut la «banque parallèle», vite remise à la raison par les banquiers de la place; ce fut aussi les trafics de migrants, qui ne régressent pas puisqu’ils se sont étendus jusqu’au coeur de l’Afrique. Il faut une très sérieuse organisation et des moyens considérables pour mener à bien de tels trafics, une organisation et des moyens tout à fait séduisants pour d’autres activités: le rapt certes mais aussi et surtout le terrorisme.Ainsi, nous voici maintenant arrivés à une question de sécurité mondiale, pour laquelle le Maroc ne peut pas assurer seul les frais et les engagements.Nadia SALAH

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