×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Duo

Par L'Economiste| Edition N°:1759 Le 30/04/2004 | Partager

Un syndicat est monté au créneau la veille de ce 1er Mai, c’est celui du… patronat. Cela prouve au moins que le patronat n’a plus l’obsession inquiète du syndicat ouvrier. Mais il est quand même regrettable que cette fête du travail soit réduite à quelques défilés et slogans routiniers; le seul enjeu est la longueur du cortège, chaque syndicat voulant montrer qu’il est le plus représentatif. Pourtant, cette année est celle du code du travail, et les syndicats ont largement contribué à en faire un texte protecteur, social, équilibré. Leurs représentants sont apparus dans les négociations maîtrisant leurs dossiers, et constructifs. Mais ces officiers opérationnels sont encore en deuxième ligne, alors que c’est ceux-là qu’on aimerait voir comme leaders, pour arrêter l’affaiblissement des syndicats. Les leaders historiques et liés au politique ont bien rempli leur mission, et l’ont terminée.Car sans syndicats forts, d’effectifs et d’idées, le Maroc ne peut construire l’économie et les emplois de demain, fondés sur le savoir, la formation continue, le travail en réseau, et non l’agressivité de classe. L’ouvrier de demain ne sera plus opposé au patron de demain. Ils seront un duo, opposé à un duo chinois, ou ne seront plus.Cela, le patronat l’a compris et la CGEM, dans sa vision 2007, consacre une large place au social, dans son discours et ses commissions. Sur le terrain, elle n’a pas hésité à faire front commun avec les syndicats, contre l’Etat, autour de la défiscalisation des indemnités de licenciement; les intérêts convergent, surtout dans l’adversité.Un jour, même les syndicats en quête d’ouverture, à force d’entendre les patrons “suer pour les marchés”, “retrousser leurs manches pour la compétitivité”, comprendront que ces patrons ne sont que des travailleurs d’un autre genre, et qu’ils leur ouvriront les cortèges du 1er Mai.Khalid BELYAZID

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc