Economie

Balance commerciale: Le pétrole et les biens d’équipement creusent le déficit

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5355 Le 21/09/2018 | Partager
137,8 milliards de DH à fin août
Les exportations en hausse de 10,2%
deficit_commercial_055.jpg

Les exportations et les importations ont connu le même niveau d’évolution mais cela n’a pas empêché l’aggravation du déficit commercial. Néanmoins le taux de couverture s’est stabilisé à 56,6%

La balance commerciale poursuit sa dégradation. Sur les huit premiers mois de l’année, le déficit s’est aggravé de 10,1% à 137,8 milliards de DH alors que le taux de couverture s’est stabilisé à 56,6%.

Même si les exportations ont augmenté dans la même proportion que les importations (10,2%), elles ne sont pas parvenues à contenir le déficit. Ceci est à mettre sur la faiblesse de la valeur ajoutée de l’offre exportable et  à l’exception de quelques secteurs (notamment les phosphates et l’automobile). 

A l’export, tous les secteurs sont orientés à la hausse. L’automobile, les phosphates et l’aéronautique progressent à deux chiffres. A elles seules les ventes automobile ont atteint 43,6 milliards de DH, ce qui représente près du quart des exportations.

Ceci étant, l’automobile et les phosphates contribuent pour 70,2% à la hausse des exportations. Les autres secteurs restent sur des augmentations moyennes. Cela est certainement à mettre sur le compte de la faible compétitivité face à une concurrence de plus en plus rude sur les marchés.

Les expéditions de l’agriculture et l’agroalimentaire ont pris 4,6% avec une quasi-stagnation pour l’industrie alimentaire. Le textile et cuir ont progressé de 3,4%. La bonneterie est à 5,7% de hausse alors que les autres branches affichent des hausses modestes, voire une quasi-stagnation en particulier pour les chaussures.

Les importations sont dominées par les achats de matières premières, de biens d’équipement et de produits de consommation. Il s’agit d’achats incompressibles qui pèsent sur la balance commerciale. L’impact du cours du pétrole s’est fait également sentir, la facture pétrolière a grimpé de 18,8%, ce qui représente 28,7% de l’augmentation totale des importations contre 38,2% pour les biens d’équipement et les demi-produits. L’accroissement des achats de ces deux groupes de produits constitue un signe de la dynamique des investissements en particulier dans les grands projets.

Sur les investissements directs étrangers (IDE), la tendance observée depuis le début de l’année se poursuit. A fin août 2018, les flux d’IDE ont reculé de 18,6%: 14,5 milliards de DH contre 17,9 milliards à la même période de l’année dernière. Cela  s’explique par la baisse des recettes conjuguée à la hausse des dépenses (dividendes, assistance technique, remboursement d’instruments de la dette (36,6%)…).

De leur côté,  les recettes touristiques ont augmenté de 1,2% alors que les dépenses se sont accrus de  9,9%. Ce qui s’est traduit par un recul de la balance voyages de 1,7%. Quant aux transferts des MRE, ils ont progressé de 1% à près de 44,8 milliards de DH.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc