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L'Edito

Vrai

Par L'Economiste| Edition N°:3538 Le 26/05/2011 | Partager

Ils sont branchés web 2.0. Ils ont donné un coup de vieux à la faune politique et montré une surprenante capacité de mobilisation. Celle de Facebook, de Twitter, de la blogosphère. Ils, ce sont les jeunes du 20 février qui ont manifesté pour insuffler une dynamique de réforme. En désordre certes et sans structuration, ils ont obtenu en quelques jours ce que les partis n’ont pas réussi à décrocher pendant des années. Ces jeunes ont été appuyés par un élan de sympathie, du moins au début, parce qu’ils bénéficient du crédit accordé à l’action plutôt qu’à la contestation. Le mouvement est aujourd’hui confronté à des questions existentielles. Comment en effet rester visible tout en évitant la récupération par d’autres factions.
Il faut se rendre à l’évidence, les jeunes sont aujourd’hui phagocytées, leurs revendications dévoyées par d’autres groupes qui semblent poser plus que des problèmes de circulation... De nouveaux pas ont été franchis dimanche dernier avec une volonté de mobiliser les foules à partir des quartiers périphériques, là où la démographie peut peser et surtout là où l’on peut surfer sur le désespoir des couches les plus populaires. Les prochains défis consisteront peut-être pour ces mouvements à pousser un peu plus loin l’étalage de force.
Sur les dernières marches, l’opinion a bien remarqué – n’en déplaise aux agences de dépêches internationales – que les manifs étaient portées surtout par les «moins jeunes» d’Al Adl Wal Ihssane, mais pas beaucoup par ceux du 20 février. Les forces de l’ordre sont intervenues vigoureusement cette fois-ci pour circonscrire tout débordement. Un risque bien réel pour des mouvances connues pour leur idéologie radicale, toujours lourde de menaces. Même si en apparence elles assurent avoir changé, elles sont visiblement galvanisées par les espaces démocratiques supplémentaires qui ont été ouverts par le 20 février… Le vrai 20 février.

 

Mohamed BENABID

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