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L'Edito

Virtuel

Par L'Economiste| Edition N°:1888 Le 02/11/2004 | Partager

Fanfare, ballons et vote, en Amérique, la démocratie n’est que bonheur. Comment ne pas être charmé? Comme l’Amérique nous promet sa démocratie dans le cadre d’un grand Moyen-Orient, alors autant commencer aujourd’hui et s’essayer à un vote virtuel. D’ailleurs, dans aucune présidentielle américaine, le monde arabo-musulman n’a été aussi présent, même s’il n’est désigné par les candidats que par les mots “terrorisme” ou “sécurité énergétique”. Son image n’a jamais été autant caricaturée et utilisée. Et il n’y a jamais eu autant de soldats américains tirant et bombardant comme en Afganistan et en Irak. Enfin, Sharon bénéficie d’une complicité pour opprimer comme jamais les Palestiniens.L’Amérique de Bush a donc choisi sa méthode pour le monde arabo-musulman, la brutalité. Elle trouve des Ben Laden pour lui répondre par la brutalité, et le terrorisme n’a jamais été aussi actif que depuis que l’Amérique le combat. Ils perturbent les intérêts américains et la sécurité des Arabes. Ils ne votent pas, ils tirent. D’autres, non violents, rejettent la politique de Bush et toute l’Amérique avec. Ce sont parfois les plus libéraux, les plus occidentalisés du monde arabo-musulman. Ils s’abstiennent de voter. S’ils tournent le dos à la démocratie, Bush aura créé un désastre pire que tous les bombardements. D’autres encore comptent sur le temps, sur l’image historique et humaine des démocrates, héritiers des Roosevelt, Kennedy et des Carter, pour arranger les choses. Ils votent Kerry.Il y en a même qui votent Bush, même si ça ne sonne pas politiquement correct. Ils se trouvent surtout au Maroc, et rappellent qu’il a proposé au Maroc une position privilégiée à l’OTAN, un accord de libre-échange, un rôle de modèle pour la démocratisation.Mais pour notre malheur et le sien, l’Amérique ignore tous ces votes virtuels.Khalid BELYAZID

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