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L'Edito

Transformations

Par L'Economiste| Edition N°:2258 Le 19/04/2006 | Partager

Les Marocains font-ils toujours confiance à leur médecin?Ces dernières semaines, un certain nombre de procès autour d’erreurs médicales ont fait la Une des journaux: l’enfant vacciné contre l’hépatite B, la patiente ayant perdu son nez… Certes, des affaires de ce genre ont toujours existé. Aujourd’hui, la différence c’est que l’on en parle un peu plus. Tout cela dénote néanmoins de transformations dans la société marocaine. Transformations que les blouses blanches ne semblent pas encore avoir réalisé. La profession continue de renvoyer une image d’ascension sociale même si tous les médecins ne font pas de la promotion immobilière leur passe-temps favori. A cette ascension sociale, il y a bien évidemment une contrepartie. En s’affranchissant de cette réputation, un peu bancale, du médecin «au grand cœur qui soigne gratuitement», leur pouvoir est tombé sous celui de l’opinion. C’est ce qui explique en partie cette judiciarisation grandissante de l’espace médical, même si la tendance est parfois de juger plus par rapport à l’équité qu’au droit. Nous sommes donc confrontés à deux mondes qui se comprennent de moins en moins. D’un côté, des patients de plus en plus exigeants, qui refusent l’infantilisation et qui surfent sur la démocratisation du savoir scientifique. De l’autre, une profession, qui comme d’autres d’ailleurs, se dénotabilise, qui a ses héros mais aussi ses brebis galeuses, ses opportunistes, ses mandarins, et qui reste toujours solidaire. Des médecins, qui certes ne peuvent pas toujours accomplir des miracles, mais qui ne font pas toujours ce qu’il faut pour informer le malade, qui combinent consultations à la chaîne, et leur corollaire, le raccourcissement des délais de consultation. Et tant pis si cela se fait au détriment de la qualité du diagnostic. Ce qui est sûr, c’est qu’il serait anormal que dans une société démocratique, le médecin soit le seul à ne pas rendre des comptes.Mohamed BENABID

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