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L'Edito

Thérapie

Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:4919 Le 19/12/2016 | Partager
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Il y a un voeu que les chefs d’entreprise aimeraient formuler pour 2017, ce serait de voir les délais de paiement s’améliorer.  Car la situation s’est encore dégradée cette année: se faire payer à plus de 7 mois, c’est de plus en plus courant. Aucun secteur n’est épargné (voir l’enquête Euler Hermes dans L’Economiste du 1er décembre 2016).

Bien avant l’état du carnet de commandes, les délais clients sont aujourd’hui la préoccupation centrale des dirigeants des PME. Et à l’évidence, aucun protocole thérapeutique ne semble venir à bout de ce qui est désormais l’une des principales causes de mortalité des petites entreprises.
La loi pour laquelle le patronat s’est tant mobilisé est tout simplement inopérante sur le terrain. Formaliser les délais, c’est une chose, mais il n’est pas possible d’appliquer des pénalités de retard à tous ses clients. Ni les traduire en justice. Sinon, la relation commerciale se transformerait en une confrontation permanente ou en guerre civile interentreprises. Et dans tous les cas, beaucoup de ces entreprises défaillantes sont elles-mêmes victimes de la métastase des impayés.
Les exemples qui ont marché en Europe sur le traitement des délais de paiement se sont appuyés d’abord sur la mobilisation interne des filières. Une législation est certes nécessaire, mais elle ne peut pas à elle seule transformer les mentalités si les opérateurs ne s’engagent pas. C’est la grande leçon à retenir de la situation actuelle. L’Etat, jadis mis en cause dans cette pollution de l’environnement des affaires, a réalisé de gros progrès. Mais il est encore loin d’être irréprochable.
Au secteur privé aussi d’aller au-delà de la posture de procureur et de faire son autocritique, filière par filière, branche par branche. Et si tout le monde commençait par réduire de quelques semaines le délai fournisseur à défaut de régler à temps?

 

 

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