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L'Edito

Recul

Par L'Economiste| Edition N°:1875 Le 14/10/2004 | Partager

«Non, il n’y a pas de problèmes financiers, ni budgétaires, pas de problème de prix du pétrole; si vous dites le contraire, c’est que vous êtes un mauvais Marocain, une sorte de traître à sa patrie». C’est ce que le ministère de l’Energie fait bien sentir à ses interlocuteurs, qu’ils soient des élus ou des journalistes, qui veulent se renseigner sur les conséquences de cette catastrophique montée des cours. C’est là qu’on découvre que selon ce ministère, au Maroc, il est devenu interdit… d’ouvrir les yeux, ou bien alors, il ne faut regarder que ce qu’on vous dit de voir!Cela est-il exagéré? A peine, malheureusement! Juste un peu souligné pour attirer l’attention de chacun sur le très grave danger qui monte: celui de l’opacité des décisions publiques et le jeu auquel se livrent bon nombre de «responsables». Au cours des vingt dernières années, un processus s’est enclenché, d’amélioration de la transparence des affaires publiques. On ne dira jamais assez le mérite des personnalités comme celle de Oualalou, El Malki… dans ce processus. Ils assumaient avec conviction et compétence, leur opposition, obligeant le gouvernement à ouvrir ses livres et ses comptes. Aujourd’hui, ce sont eux qui tiennent les livres et les comptes; en face, il n’y a pas grand monde pour jouer le rôle qui a été le leur.En fait, en matière de transparence publique, le Maroc est retombé au niveau où il était il y a 25-30 ans, au moment où nul n’avait de raison de se préoccuper de tenir les citoyens au courant de ce qui les concernait, parce qu’il n’était pas question de démocratie, pas question de responsabilité, pas question de traiter les gens pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des citoyens à qui l’Etat et ses serviteurs doivent rendre continuellement des comptes. Qui mesurera un jour ce recul pour faire le compte des pertes de confiance, sur les retards économiques et les erreurs politiques qui en découlent inévitablement?Nadia SALAH

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