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L'Edito

Pyramide

Par L'Economiste| Edition N°:1777 Le 27/05/2004 | Partager

Quelques cas isolés de méningite, et il n’en fallait pas plus pour souligner les dysfonctionnements du service que les administrations et les ministres doivent rendre au public. Depuis quelques années, s’est développée chez les dirigeants une vraie culture du mépris de l’opinion publique. Curieusement, ces dirigeants voudraient que la presse n’existe que pour faire leur éloge et surtout pas pour rendre compte de la réalité.Le malentendu est total. La presse est au service de l’opinion publique, elle n’est pas au service des dirigeants. Elle travaille pour l’opinion publique. Elle vit par et pour l’opinion publique.En principe, administrations et dirigeants travaillent aussi pour l’opinion publique. Ce sont les citoyens contribuables qui les payent, parfois même trop grassement par rapport au service rendu.Mais les dirigeants oublient rapidement cette donnée fondamentale. Au Maroc, dans les cercles de pouvoirs, la tendance est toujours présente pour revenir à la vieille pyramide féodale, qui veut mettre les citoyens au service des dirigeants.Prenant prétexte de dérapages, somme toute très limités par rapport au nombre d’informations rendues publiques chaque jour, ces dirigeants voudraient tout simplement nous ramener vers l’opacité d’autrefois. Or, sans transparence pas de démocratie, les Grecs de l’Antiquité le savaient déjà. Nombre de nos dirigeants, qui étaient les ardents défenseurs de la transparence lorsqu’ils n’étaient pas au pouvoir, feraient bien de s’en souvenir. Dans une démocratie, le rapport est très simple: il y a d’abord les citoyens qui désignent et payent les dirigeants; ce sont ces citoyens qui sont les patrons. En tant que tels, ils se tiennent au courant de la marche de leurs affaires par le biais des médias. Que l’employé ainsi surveillé n’apprécie pas le jeu, n’a aucune espèce d’importance.Abdelmounaïm DILAMI

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