×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Pourrissement

Par L'Economiste| Edition N°:1052 Le 04/07/2001 | Partager

Canal+Horizons ferme essentiellement à cause du piratage. 2M affiche des bénéfices... directement pris sur les subventions apportées par l'électricité! Pour moitié, les Marocains zappent sur des chaînes étrangères. Pourtant et contrairement aux pays de niveau socio-économique équivalent, ils ont non pas une, mais deux chaînes de télévision locales. Dans de nombreux douars, il n'y a pas d'eau, mais il y a des paraboles sur les toits... Il y a sept-huit ans, le moindre séminaire sur l'audiovisuel faisait salle comble: toute une population d'entreprises était née en même temps qu'avaient été posés les premiers jalons d'une politique de l'audiovisuel réellement appuyée sur les forces du marché. Depuis une demi-décennie, même les conférenciers de ces séminaires, pourtant dûment inscrits, ne viennent plus: ce qu'ils ont à dire n'a plus aucune importance face au pourrissement de ce secteur.Que l'on se souvienne pourtant. Quand en 1994, l'Etat a décidé d'apporter l'argent du contribuable pour sauver 2M de la faillite, c'était pour maintenir un espace culturellement ouvert face à la sclérose de TVM lorsqu'elle était dominée par le tout-puissant Ministère de l'Intérieur. Le gouvernement avait alors bataillé contre la gauche pour mettre en place ce financement tellement contre nature qu'était la taxe sur l'électricité. Tout cela n'était que transitoire et devait déboucher sur une politique complète. Mais l'urgence passée, l'objectif a été oublié. Le gouvernement d'alternance, qui pourtant s'était beaucoup impliqué lorsqu'il était dans l'opposition, n'y a pas davantage repensé. Il s'est contenté d'user deux ministres pour ne rien faire. A coup de centaines de millions de dirhams par an, le Maroc s'est doté en cinq ans d'une solide culture golfo-hispano-franco-égyptienne, a écrasé le développement du secteur et considérablement développé ses capacités industrielles de piratage. Qui dit mieux?Nadia SALAH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc