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    Pourris?

    Par L'Economiste| Edition N°:4425 Le 22/12/2014 | Partager

    Le scandale du stade de Rabat est de notoriété internationale. Il est le stigmate, pour le  moins, d’une extrême mauvaise gouvernance et d’une totale irresponsabilité, si ce n’est de malhonnêteté. Ce dernier point devra être éclairci par les enquêtes en cours.
    Mais d’ores et déjà, tous les Marocains se sont sentis humiliés par autant d’incompétences étalées au grand jour. Après plusieurs jours sans que le chef de gouvernement ait réagi, le Roi a suspendu la participation du ministre Ouzzine à toutes les activités liées au Mondialito.
    Cette décision royale est porteuse de trois messages. D’abord, le Souverain fait droit au mécontentement des Marocains.
    Le deuxième message exprime son propre mécontentement devant l’impéritie et l’incompétence ayant conduit à ce scandale.
    Le troisième message est sans doute le plus important. En effet, le Roi laisse le soin au chef du gouvernement d’exercer ses pleines attributions.
    Effectivement, du point de vue institutionnel, selon la nouvelle Constitution, c’est à Benkirane de choisir: ou bien il garde son ministre des Sports ou bien il demande et obtient sa démission. Le chef du gouvernement, et lui seul, a cette responsabilité politique.
    Dès maintenant, on déplore le silence et l’inaction du chef du gouvernement, obsédé par la stabilité de son équipe. Il est obnubilé par ce volet de son pouvoir,  qu’il en vient à considérer que toutes critiques même publiquement fondées et justifiées, ne sont «que» des attaques à visées déstabilisatrices.
    Il a grand tort, car c’est l’inverse qui se produit:  à cause de son silence, il est déjà éclaboussé par cette affaire. Enfin, sur le plan strictement politique, en se taisant, le Mouvement populaire, déjà mal placé sur l’échiquier démocratique, perd encore des points face à ses électeurs,  face à l’opinion publique.
    Par son silence de connivence, le gouvernement alimente lui-même le terrible slogan anti-démocratique: «Politiciens, complices et tous pourris».
    Abdelmounaïm DILAMI
     

    Abdelmounaïm DILAMI

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