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L'Edito

La facture

Par L'Economiste| Edition N°:1883 Le 26/10/2004 | Partager

Chaque Marocain supportera l'année prochaine 1.000 dirhams au titre du remboursement de la dette publique intérieure (principal et intérêts). En 2005, l'Etat prévoit en effet de décaisser 29 milliards de dirhams pour honorer ses engagements envers ses créanciers. A fin juin dernier, l'encours de la dette intérieure du Trésor était estimé à 174,3 milliards de dirhams. Rapporté par tête d'habitant, cela équivaut en gros, à 6.000 dirhams par personne. Ce n'est pas fini. Cette facture ira en augmentant. Pour rattraper sa négligence et ses erreurs de gestion, l'Etat employeur a encore sorti sa carte de crédit en imputant 11 milliards de dirhams dans ses comptes 2005. Cet argent ira au règlement des arriérés de cotisations retraite de ses agents. Il apparaît donc que le bénéfice du recul de la dette extérieure a été neutralisé par la montée de la dette intérieure. Ce que l'on a gagné sur l'endettement extérieur (en dépit d'une optimisation des conditions de financement) a été suivi d'un inquiétant mouvement de vases communicants sur la dette intérieure du Trésor. La pression s'est juste déplacée. L'endettement public interne représente aujourd'hui plus des deux tiers du produit intérieur brut (67,6%). C'est un niveau qui réduit d'autant la marge de manoeuvre de la politique économique et les possibilités de répondre aux immenses demandes sociales. Le plus inquiétant, c'est que cette évolution intervient dans un contexte de pression sur les recettes structurelles du Budget, en raison de l'étroitesse de l'assiette fiscale. Si on était dans l'Euroland, on serait disqualifié d'office de Maastricht qui plafonne la part de la dette publique par rapport au PIB à 60%. Tout se passe comme si nous cherchions à reporter sur les générations futures nos erreurs d'aujourd'hui. Un vrai cadeau empoisonné. Abashi SHAMAMBA

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