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L'Edito

L’esprit espagnol

Par L'Economiste| Edition N°:2976 Le 04/03/2009 | Partager

Cela tient-il à la politique des gouvernements, ou bien à l’état d’esprit des sociétés? Comment savoir?En tout cas, quelle différence entre Madrid et Paris dans le traitement de la crise!Quand Paris multiplie les effets médiatiques sans beaucoup d’actions sur le terrain, Madrid prend par la main ses entreprises pour les exhorter à penser et à préparer l’après-crise.Le gouvernement espagnol doit pourtant affronter les effets de la crise mondiale plus les effets de sa propre surchauffe, laquelle n’était pas banale puisqu’elle a entraîné la faillite d’un mastodonte comme Fadesa (dont la partie marocaine a d’ailleurs été récupérée par Addoha, son ancien partenaire local).Le gouvernement espagnol se mobilise pour montrer le chemin stratégique: recherche de coûts inférieurs, valorisation des espaces stratégiques… au Maroc. Ce qui ne l’empêche pas de se battre bec et ongles contre ce même Maroc pour attirer des investisseurs-tiers comme Nissan. Madrid ne fait donc pas de cadeau: c’est par intérêt pur et dur, mais bien compris, que le gouvernement de Zapatero met ses ministres à la tête des délégations d’affaires qu’il envoie au Maroc. Quelle différence à Paris, ce partenaire pourtant si stratégique du Maroc! Là, on craint de penser le mot «délocalisation» de peur que quelqu’un ne lise dans les pensées et que cela ne donne un grand scandale médiatico-politique! Le manque de vision stratégique est le fruit d’un long et lent repli, à moins que ce repli soit, au contraire, le fruit du manque de perspectives. Qu’importe lequel des deux explique l’autre. Ce qui compte c’est d’arriver à trouver le chemin dans ce repli ou dans ce manque de perspective, qui permettra au moins de maintenir les acquis. Quant au reste de l’Europe, ce serait bien le diable s’il n’y avait pas d’autres pays avec «l’esprit espagnol», mais qui n’auraient pas, ou pas assez, le Maroc sur leur radar…Nadia SALAH

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