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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager

AL ANBAE est un quotidien national d'information. Il appartient au Ministère de la Communication. Al Anbae emploie 130 personnes et dispose même de sa propre imprimerie. Ce quotidien ne vend pas un seul exemplaire. Il est distribué le matin dans les kiosques et ramassé le soir. Ventes=0, invendus: 100%. Al Anbae est financé par l'Etat. Mieux, l'Administration a décidé de le doter d'un nouveau siège. Coût de l'opération: 33,8 millions de DH. L'expression «financé à perte» est insuffisante dans le cas présent.
Les cas de ce type sont multiples, nombre d'établissements publics coûtent cher aux contribuables alors qu'ils ont définitivement renoncé à atteindre l'objectif pour lequel ils ont été créés. Ils n'existent plus que pour eux-mêmes, beaucoup pour ceux qui les dirigent, et un peu pour ceux qu'ils emploient.

Il y a quelques décennies, les spécialistes des finances publiques avaient inventé le concept de la «RCB» (Rationalisation des Choix Budgétaires). Il faudrait maintenant mettre sur pied un autre concept qui pourrait être appelé «UAP» (Utilité de l'Activité Publique). Mesurées à l'aune de ce concept, combien d'activités publiques s'avéreraient, non seulement inutiles, mais nuisibles. Il y a des procédures administratives qui ont perdu leur raison d'être dans les méandres de l'Histoire. Il y a des établissements publics à la finalité incertaine, et il y a des collectivités locales, somptueu-sement installées, mais qui n'assurent même pas l'entretien de la voirie.
Toute activité qui ne produit pas la richesse ne devrait pas avoir le droit de continuer à exister, car elle prend la richesse et les compétences des autres.o

Abdelmounaïm DILAMI

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