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L'Edito

Jeux

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5685 Le 28/01/2020 | Partager
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Au Maroc, les ambitions et les talents ne manquent pas, comme le montre notre enquête sur ces PME qui tentent de se frayer une place au soleil dans le très convoité marché des jeux vidéos. Un sujet sérieux à 120 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde.  Que s’est-il passé pour que ce scénario impensable il y a quelques années devienne, même à échelle réduite, une réalité?

Pendant longtemps, la filière du gaming a fonctionné en mode club, barrant la route aux petits prétendants. Les plus gros donnant alors le la dans un marché qui partage avec d’autres industries culturelles (les médias par exemple) le dénominateur commun aux économies d’envergure (un coût fixe important pour le premier exemplaire et un coût marginal faible ensuite) et aux économies de plateformes (pouvoir se financer éventuellement via le versant consommateur ou via le versant annonceur).

Dans un numéro de funambule financier qui peut être fatal à l’entreprise, encore faut-il que l’éditeur de jeu décroche le Graal pour le premier prototype. Là aussi, les effets de taille s’imposaient et les investissements en développement sont restés pour ainsi dire faramineux, les gros succès mondiaux mobilisant jusqu’à 200 millions de dollars pour leur lancement.

Sans rééquilibrer foncièrement les rapports de force, le boom de la téléphonie mobile doublé d’une baisse des coûts de développement ont contribué à ouvrir des couloirs aux petits studios d’édition. En touchant les larges audiences, ces nouveaux acteurs peuvent désormais faire jouer des externalités de réseaux et organiser leurs propres chaînes de distribution à moindres frais.

Ce frémissement est-il audible au gouvernement appelé urgemment à renforcer l’axe de la formation, à s’assurer qu’il cadre avec les besoins des entreprises, à promouvoir la R&D, à vérifier le degré d’adéquation des dispositifs de soutien et même, pourquoi pas, à imaginer l’éventualité d’un écosystème de l’industrie du gaming au Maroc? Aussi modestes soient-elles, les chances marocaines méritent d’être crânement défendues.

 

 

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