×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Intentions

Par L'Economiste| Edition N°:1746 Le 13/04/2004 | Partager

Tout le monde à Casablanca savait que cela allait forcément arriver: un pauvre hère vient d'être tué dans l'effondrement d'une partie de l'hôtel Lincoln. Ce n'est pas le premier accident. Une fois, c'était un pan de mur qui tombait, une autre fois, une pierre, un plancher... Les policiers ont sauvé de justesse une femme entraînée de force dans les ruines de cet hôtel par un groupe de voyous. L'hôtel Lincoln est devenu un repaire d'individus sans feu ni lieu. C'est classique: un bâtiment est laissé à l'abandon devient un chancre urbain.Mais il ne sert à rien de se renvoyer les responsabilités: il faut tirer l'enseignement.Le propriétaire de ces lieux délabrés voulait construire autre chose à la place. Il avait bien raison. Mais l'hôtel est un bel exemple d'architecture, à telle enseigne que les amoureux du vieux Casa ont voulu le protéger. Ils avaient raison: ces bâtiments si typiques du style colonial marocain, où l'esprit Art Nouveau se marie si bien avec les lignes mauresques, doivent être préservés. Pour le plaisir certes, mais aussi par intérêt: ces styles seront un des arguments de la renaissance touristique de la ville, renaissance qui déjà se dessine. L'hôtel a été classé au Patrimoine. Mais là où l'erreur se loge, c'est que pour rétablir un bâtiment de la sorte dans sa splendeur passée, il faut de l'argent, beaucoup d'argent. Il en faut plus que n'en a le propriétaire, plus que ne peuvent en prêter les banquiers: l'art est bien rarement rentable et, en tout cas, il ne l'est pas dans ce cas. Il n'y a pas mille solutions: il faut que la collectivité casablancaise aide le propriétaire si elle veut garder son patrimoine collectif. Mais il n'y a ni argent ni institution derrière le classement au patrimoine. Autant dire que le classement ne sert à rien, sauf à tout bloquer… jusqu'au jour où un mur s'effondre et tue un squatter. Il faut aller jusqu'au bout des bonnes intentions, leur donner les moyens d'exister, sinon elles vont paver l'enfer, comme dit le proverbe.Nadia SALAH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc