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L'Edito

Insécurité

Par L'Economiste| Edition N°:1035 Le 11/06/2001 | Partager

Même si cela est très dans le vent aujourd'hui, les magistrats n'ont pas le droit de faire grève. Pourtant, on les comprendrait s'ils cessaient le travail pour obtenir d'urgence une politique judiciaire, la disponibilité de la jurisprudence et un instrument capable de mesurer la cohérence des jugements.L'affaire Benjelloun-Megzari, qui est en réalité l'affaire Somafic-Benjelloun-Megzari, avec tous ses rebondissements judiciaires depuis 1999, le montre encore une fois et ce de manière abondante. Un entrepôt est-il suffisant pour fonder la territorialité? Oui, dit un tribunal; non, dit l'autre. Un litige entre deux entreprises doit-il relever du code de commerce ou du code pénal? Du code pénal, dit l'un; du code de commerce (qui n'est pas moins sévère!), dit l'autre. De Tanger à Dakhla, le Maroc fourmille de ces hésitations qui tournent vite à la contradiction et à l'insécurité. L'opinion publique ne comprend pas. Elle ne peut pas comprendre parce que c'est incompréhensible. Aussi s'en prend-elle directement à la Justice et à ses serviteurs, en les accusant d'incompétence ou de bien pire encore, d'être influençables... L'opinion publique a peur. Elle a d'autant plus peur qu'elle mesure parfaitement que l'émergence de l'Etat de droit implique de remettre entre les mains de la Justice les citoyens et toutes leurs activités quotidiennes. L'opinion publique ne veut plus de l'Etat de non-droit parce qu'il favorisait les «appuis» administratifs ou politiques, mais elle ne veut pas tomber dans un système pire. En refusant de mettre en place une politique judiciaire, en refusant sous des prétextes stupides de budget la publication de la jurisprudence et le soutien à l'effort de commentaires des universités, le Maroc fait tout pour maintenir sa justice dans l'arriération. Après cela, faut-il s'étonner que des petits malins en profitent pour en obtenir des avantages personnels?Nadia SALAH

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