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L'Edito

Impôts

Par L'Economiste| Edition N°:1890 Le 04/11/2004 | Partager

Ce sont deux chiffres très ennuyeux: 95% de l'impôt sur les sociétés est payé par les entreprises cotées en bourse, par les banques et par les entreprises publiques, 5% de l'IS vient des autres entreprises.Bien sûr, on peut tempêter sur la fraude, sur le comportement des gens… mais cela ne servirait qu'à se donner bonne conscience, sans changer un iota de la réalité.Cette réalité justement dit que la réforme des années 80 n'a pas, vingt ans plus tard, donné les fruits qu'elle devait: la fiscalité et ses recettes sont toujours aussi décalées par rapport à la vie économique du pays. Par rapport au système précédent, la structure actuelle des impôts est très simplifiée, mais il faut croire que cela ne l'est pas encore assez. Il y a même fort à parier que les entreprises privées payant leurs impôts et découvrant qu'elles sont si peu à le faire avec si peu de conséquences, vont se dire qu'elles sont bien bêtes de passer ainsi à la caisse. La multiplication des amnisties fiscales durant ces vingt dernières années ne peut que leur donner raison.Deuxième point important: quand les services fiscaux réclament des recrutements et de la formation, les avatars des préparations du budget de l'Etat font qu'on lui coupe toujours ses demandes des deux tiers. N'importe quelle entreprise sensée sait bien que si personne ne s'occupe du recouvrement, l'argent ne rentrera pas. Or, c'est ce que fait l'Etat: il ne s'occupe pas de son recouvrement. En fait, et troisième point, il préfère des experts très sophistiqués, capables de penser le système fiscal le plus parfait, sauf qu'il sera inapplicable sur le terrain. En dehors de livres, il n'existe pas de système fiscal totalement juste et équitable. Ce qui existe c'est l'application juste et équitable d'un système fiscal imparfait. Il reste à ce que nous nous apercevions enfin de cette évidence au lieu de nous obstiner à faire le contraire.Nadia SALAH

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