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L'Edito

Immatériel

Par L'Economiste| Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

Un énorme champ de travail a été ouvert à l’issue des dernières assises du tourisme et des Intégrales de l’investissement: la formation. Ce serait dommage de ressasser à l’occasion des prochaines éditions les mêmes constats, les mêmes insuffisances. Il y a bien consensus sur le retard accusé par le Maroc sur le chantier de la connaissance et son corollaire, l’économie de l’immatériel. Le Maroc est très en retard sur tout: sur l’émergence de véritables leaders dans les domaines des technologies de l’information, sur la formation, sur l’enseignement supérieur... Pendant des années, un des exercices favoris a été de se gratter le nombril avec notre offre «main-d’œuvre bon marché». Il aura fallu la gifle de la Chine pour se rendre compte qu’il fallait grappiller quelques points de parts de marché autrement que par le dumping des salaires ou le travail au noir. Il aura fallu une deuxième gifle, celle des pays de l’Est, pour réaliser que les avantages comparatifs ne se limitaient plus à la production ouvriériste. Au bout du compte, on a oublié un autre rendez-vous, ô combien important, celui de l’immatériel. Le terme est un peu savant pour beaucoup d’entre nous. Mais il faut se rendre à l’évidence. Les choses vont tellement vite qu’il n’y a peut-être même plus assez de temps pour faire de la pédagogie. L’immatériel, c’est toute cette économie des services dans laquelle les marques, les brevets, les idées, les concepts prédominent. C’est le business-model de Google qui vient vous narguer dans votre chambre à coucher. Un «gadget» que l’on valorise tout de même à quelques milliards de dollars. Une hégémonie technologique et financière de laquelle nous sommes grandement absents. Avant qu’il ne soit trop tard, l’Etat doit procéder à quelques recadrages, prendre part à une croisade qui place l’innovation au cœur de la création de valeur et de la croissance. Il est urgent de faire de ce challenge une des priorités publiques. Mohamed BENABID

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