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    Grève

    Par L'Economiste| Edition N°:1132 Le 29/10/2001 | Partager

    Pour développer le travail, il faut une loi sur son contraire, la grève. C'est le paradoxe auquel est arrivé le Maroc. Le gouvernement a raison de présenter un projet de loi sur ce droit constitutionnel, sans texte d'application, au nom duquel sont commis tous les abus: arrêts de travail surprises, occupations, fermetures d'usines, abandons de projets... Les investisseurs réclament donc d'urgence des règles de jeu claires, tout autant que les travailleurs qui veulent utiliser cet outil pour la défense de leurs droits. Sur le fond, le projet est constructif et équilibré. Il impose le préavis, la protection des locaux et des machines, le respect de la propriété et aussi le vote de la grève, la protection d'emploi du gréviste et la liberté du non-gréviste. Il prévoit la réconciliation et l'exclusion de certains services publics vitaux. Pendant vingt ans, c'est sur la grève qu'a bloqué tout le code du travail. Résultat, tous les travailleurs, du manoeuvre à l'informaticien de réseaux, vivent sur des arrêtés viziriels et résidentiels du Protectorat. Aujourd'hui, s'il aboutit, ce projet peut débloquer le code, auquel il sera intégré plus tard. C'est de plus une initiative courageuse de la part d'un gouvernement qui, en période préélectorale, n'a pas intérêt à aller aux sujets conflictuels. Elle rencontre une résistance ou un silence ambigu des syndicats et du patronat, qui préfèrent en débattre, comme ils l'ont fait depuis 30 ans. Il serait déplorable que ce texte avorte parce qu'il n'a pas trouvé de consensus dans les coulisses. C'est au Parlement qu'il doit passer, et vite, car l'investissement et la paix sociale en dépendent dans cette période de doute. Il trouvera bien pour le voter quelques élus, les seuls travailleurs à être plus souvent absents que présents, et que personne ne considère comme grévistes. Khalid BELYAZID

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