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    Jouahri : "L’atonie des activités non agricoles devient préoccupante"

    Par L'Economiste| Le 29/07/2019 - 17:12 | Partager
    Jouahri : "L’atonie des activités non agricoles devient préoccupante"

    Abdellatif Jouahri n’y pas allé avec la langue de bois. Le patron de Bank Al-Maghrib (BAM) a indiqué dans le rapport annuel de la banque que l’atonie des activités non agricoles depuis 2013 commence à devenir préoccupante. La progression de leur valeur ajoutée oscille autour de 2,3% contre 4,6% entre 2000 et 2012 et la croissance globale reste rythmée par l’alternance de bonnes et mauvaises campagnes agricoles, avec un taux annuel moyen limité à 3,3%, a déploré Jouahri. La Banque centrale tire ainsi la sonnette d’alarme et estime que "l’ambition de l’émergence serait difficile à concrétiser même sur un horizon lointain", si cette situation perdure.

    La baisse de la valeur ajoutée non agricole pèse aussi sur le marché du travail. "Au cours des six dernières années, plus de neuf emplois créés sur dix, au lieu de sept auparavant, sont concentrés dans les activités tertiaires, notamment dans le commerce et les services personnels où l’informel est largement répandu", a en outre souligné la banque, précisant que l’apparente résistance à la hausse du chômage n’est qu’une conséquence de l’accélération de la baisse du taux d’activité qui, elle-même, ne serait que le reflet du découragement de certaines franges de la population en âge de travailler. "Si le taux d’activité, faible en comparaison internationale, était à son niveau du début des années 2000, le marché aurait compté près de deux millions d’actifs supplémentaires", a déploré BAM.

    Sur un autre registre, le patron de BAM a mis en cause la lenteur et les divergences entourant la déclinaison de la vision 2030 de l’éducation. Ces blocages "risquent de perpétuer les contreperformances, déjà alarmantes, de notre système d’éducation et de formation et condamner encore des générations de nos enfants et de nos jeunes à l’exclusion économique et sociale", a-t-il averti.

    En outre, le rapport s’arrête sur l’investissement privé qui reste faible malgré les différentes incitations. "En dépit de tous les efforts déployés en faveur de notre système productif, force est de constater que son état aujourd’hui reste encore préoccupant". En témoignent les chiffres : le tissu productif est constitué à 90% de très petites unités, plus 2/3 des entreprises déclarent un résultat fiscal nul ou déficitaire et à peine 1% génère plus des 80% des recettes de l’IS.

     

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