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    Exemplarité

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5695 Le 11/02/2020 | Partager
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    Sur le sujet des délais de paiement, tous les coups ne sont pas permis. Le plus classique est de croire aux vertus des thérapies juridiques. C’est une erreur. On le sait, celles-ci n’ont pas pu discipliner les mœurs et font encore largement figure de piètre épouvantail.

    La réalité du paysage économique est d’ailleurs là pour le rappeler: quelle est cette PME assez suicidaire pour croiser le fer avec son grand client, au risque de rétorsion commerciale?

    En dépit de ces perspectives limitées, le gouvernement dégaine toujours dans cette voie et bizarrement la CGEM semble laisser faire.  Menacer les mauvais payeurs de «sanctions pécuniaires» en cas de retard n’est rien d’autre qu’une formidable incitation à continuer de prendre son fournisseur pour son banquier! On comprend dès lors leur scepticisme moqueur.

    Pourtant, les expériences internationales montrent bien que l’application du droit n’est pas le seul levier à disposition. Ce qui est en train de se passer sur le sujet de la fiscalité à travers le naming- shaming suffit à l’illustrer (Rabat en connaît bien les enjeux dans le dossier des rulings).

    Comment arriver à travers une rhétorique morale à orienter une attitude, l’idée n’est pas aussi saugrenue que cela. Elle trouve ses fondements dans les nouvelles connaissances apportées par les travaux en économies expérimentale et comportementale de ces dernières années, lesquelles ont marqué au passage une rupture avec les théories rationnelles du crime.

    Dans la majorité des cas, l’attitude déviante, triche ou fraude, n’est pas tentée, y compris en l’absence de sanctions,  lorsqu’elle engage une atteinte à son image ou un risque réputationnel important.

    Le but est ainsi de souligner publiquement les contradictions de blacklistés, surtout si ces derniers se vantent publiquement d’exemplarité. Le traitement de la crise des délais de paiement peut donc encore se réinventer.

     

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