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L'Edito

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Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5898 Le 04/12/2020 | Partager
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Selon que le débat soit porté en termes de modèle d’affaire ou d’organisation, l’ubérisa­tion ne fait pas toujours consensus. Ce qui est valable pour le transport d’homme ou de marchandise l’est aussi pour toute une série d’indus­tries touchées de plein fouet par une concurrence violente qui se joue des barrières d’entrée.

A la différence près que là où les chauffeurs de taxi peuvent se faire justice eux-mêmes en chassant Uber, et sa flotte de vé­hicules, propres mais sans papier, d’autres comme l’industrie hôtelière avec les plateformes de réservation en ligne, ou les médias avec les GA­FAM, semblent impuissants à faire entendre de simples arguments de rationalité économique, de propriété intellectuelle et de rémunération juste pour la création de valeur.

Dans le cas des services de livraison instantanée, et leurs sous-marchés, les livraisons de repas, il y a doublement tromperie sur la marchandise.

D’abord sur le front de l’emploi, il y a déjà fort à faire avec les dérives des jobs kleenex de l’intérim pour devoir y rajouter de nouvelles formes de précarité, où l’emploi déclaré et protégé reste l’exception qui s’abrite derrière le fétichisme de l’innovation numérique.

Paradoxalement, l’Amé­rique ne met pas de gants lorsqu’il s’agit de décrire le système qu’elle a enfanté: elle lui a trouvé le joli nom de Gig economy pour désigner une économie des petits boulots.

En réa­lité, une usine à gaz qui finit par justi­fier tous les abus et prendre en otage toute une population qui en dépend en tant qu’ activité régulière et à plein temps mais dans les formes les plus sauvages de dumping social.

Ensuite, au vu de ces conditions, il n’est même pas certain que l’un des arguments péremptoires à l’ubérisa­tion, à savoir la satisfaction du client, soit au rendez-vous avec un person­nel peu épanoui.

Si structuration du secteur il y a, celle-ci doit réhabiliter ces digital la­bors en leur redonnant des conditions de travail décentes et de la dignité.

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