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L'Edito

Désordres

Par L'Economiste| Edition N°:1027 Le 29/05/2001 | Partager

En comité restreint, le ministre de l'Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme a présenté d'excellents chiffres: l'économie marocaine se porte bien, les finances publiques sont très bonnes, l'inflation bien maîtrisée, les investissements extérieurs n'ont jamais été aussi élevés (merci Lafarge et Vivendi), les avoirs en devises sont parfaits (merci aux touristes et MRE), les effets de la sécheresse ont été limités... En somme, un Maroc bien tenu. Dans ce tableau, comment se fait-il alors que des handicapés aient risqué leur vie dans une grève de la faim sans même pouvoir obtenir la simple application de la loi? Comment se fait-il que des trafiquants se sentent assez d'audace pour tirer sur les douaniers et les gendarmes? Comment se fait-il qu'il y ait plus de pauvres que le Maroc n'en a jamais compté? Comment se fait-il que des administrations locales soient assez irresponsables et indépendantes pour tuer un programme de mise à niveau du Ministère des Pêches? Comment se fait-il que des entreprises publiques de premier plan puissent rester sans DG pendant des mois?Les finances vont bien puisque c'est le ministre qui le dit. Mais à quoi cela nous sert-il au juste? On ne peut même plus dire que cela fait plaisir aux partenaires extérieurs, puisque eux-mêmes ne sont pas dupes de la réalité sociale et économique: l'absence de vision économique a été baptisée libéralisme; la pollution est devenue “politique sociale”; l'obéissance aux lobbies s'appelle démocratie. Il ne reste plus qu'à invoquer les “droits de l'homme” pour que des trafiquants de chair humaine tirent sans crainte sur les douaniers! Les partenaires internationaux savent aussi bien que les Marocains dans quel désordre mental le pays plonge mois après mois, parce que le gouvernement ne s'intéresse qu'à la surface des choses. Nadia SALAH

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