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L'Edito

Chômage

Par L'Economiste| Edition N°:909 Le 05/12/2000 | Partager

Le gouvernement d'alternance avait très sagement mené les finances publiques pour les deux premières années de son mandat. Pour la demi-année en cours d'exécution et plus encore pour l'exercice à venir, il a totalement abandonné cette sagesse. Non seulement le déficit est revenu, mais il s'annonce en forte augmentation dès février prochain.On pourrait imaginer que le gouvernement prépare sa réélection en distribuant l'argent dans l'espoir de la voir revenir sous forme de voix en 2002. Mais si cela était vraiment le cas, on devrait voir le Premier ministre et les autres ministres parcourir le pays et se répandre dans les médias pour dire et redire qu'il distribue du pouvoir d'achat pour engager une relance par la demande.Ce n'est pas le cas: l'argent est distribué, mais pas expliqué, ce qui rend le pari électoral très hasardeux. Déjà par tête d'habitant, cette distribution est mince, même si elle coûte collectivement très cher, mais en plus, le gouvernement n'essaie pas d'en tirer le bénéfice politique. Encore un investissement à crédit qui va se perdre!En revanche, les lendemains seront très douloureux.La situation qui est en train de se nouer est particulièrement dangereuse: on sait que 10 DH de dépenses publiques donnent 6 DH d'importations supplémentaires; la surévaluation du Dirham provoque l'exportation des emplois au lieu de soutenir celle des marchandises. La dette intérieure se monte maintenant à 40% du PIB, niveau record de l'histoire contemporaine du Maroc. En janvier, le déficit budgétaire doublera, ce qui va accroître le déficit de la balance, l'endettement intérieur et, puisque les autorités monétaires s'entêtent sur le Dirham, il y aura une accélération des exportations d'emplois.Tôt ou tard, il y aura une brutale remise en ordre. Il vaudrait mieux que ce soit tôt, ça coûterait moins cher en chômage.Nadia SALAH

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