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L'Edito

Blanchiment

Par L'Economiste| Edition N°:1848 Le 07/09/2004 | Partager

Le Maroc renforce son arsenal juridique en matière de lutte contre le blanchiment d'argent. En attendant de voir à quoi va ressembler et quand va aboutir la mouture définitive du projet de réglementation, on ne peut qu'applaudir. Le Maroc ne pouvait rester à l'écart d'une mouvance mondiale de lutte contre l'argent illicite et surtout de lutte contre les moyens de le rendre licite. La marge de manœuvre est certes étroite. D'un côté, le pays ne peut se permettre d'être taxé de permissif au motif qu'il doit respecter les libertés individuelles. De l'autre, il ne peut courir le risque de tomber dans le piège de la paranoïa américaine consécutive à l'après-11 septembre et avec les résultats que l'on connaît. En réalité, les lacunes en matière de lutte contre le blanchiment d'argent sont universelles et connues: secrets bancaires excessifs, insuffisances dans les systèmes de déclarations des transactions financières… Aujourd'hui, ce que redoute la communauté bancaire marocaine, ce sont surtout les difficultés d'application. Des appréhensions somme toute normales eu égard à la mondialisation des flux financiers qui complique les procédures de traçabilité. Bien évidemment, lorsqu'on parle blanchiment d'argent, on pense surtout à ses corollaires que sont le financement de réseaux terroristes, les fortunes des trafiquants de drogues, ou parfois aux deux à la fois. Mais on aurait tort de sous-estimer d'autres formes de délinquance financière. Les délinquants en col blanc sont plus respectables sur le papier, mais ont recours aux mêmes pratiques mafieuses: sociétés écrans, administrateurs fictifs ou hommes de paille. De plus, le résultat est similaire: c'est tout le système financier qui est décrédibilisé. Mohamed Benabid

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