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Economie

Thon rouge
Une espèce destinée exclusivement à l’export

Par L'Economiste | Edition N°:2913 Le 02/12/2008 | Partager

. Le Maroc s’est vu attribuer le 2e quota de pêche au thon rouge. Mais, à cause de son prix, ce poisson n’est pas vendu localementMANGER du thon, quoi de plus banal? Mais, seuls les consommateurs avertis savent que c’est la bonite qui est, en fait, vendue localement et non le thon rouge qui focalise tant les débats. La bonite, ou encore le listao, est une variété de thon, certes, mais qui n’atteint pas les niveaux de prix du thon rouge. Elle est vendue en boîtes de conserve sous les marques commerciales Calvo et Tam. Ce dernier fonde beaucoup d’espoirs sur les dernières pluies pour reprendre sous peu sa production de bonite. «En effet, pendant la période des pluies, le thon remonte à la surface à la recherche de l’eau douce», explique Ahmed Zekrani, directeur général de la société Tam. «La baisse des droits de douane, décidée par les ministères des Finances et des Pêches, et qui sont maintenant de 10%, nous permettra d’importer de la bonite fraîche ou congelée pour satisfaire la demande», espère encore le patron de Tam. Concernant la pêche au thon rouge au Maroc, selon Zakia Driouich, responsable de la direction des Pêches maritimes et de l’Aquaculture, «les segments actifs dans ce secteur sont composés des madragues avec environ 1.700 tonnes par an, de quatre senneurs spécialisés dans la pêcherie thonière (300 tonnes), la pêche côtière accessoire (400 tonnes) et les barques qui font de la pêche artisanale (100 tonnes)». Le Maroc a déjà tenté une expérience dans le domaine de la régénération des stocks de thon rouge. Il s’agit d’un projet de coopération maroco-japonais, initié avec l’OFCF (Overseas Fishery Cooperation Foundation). Ce programme a démarré en 1993 et a pris fin en 2001. Basé à M’diq, il visait essentiellement à contribuer au développement de la recherche et de la technologie de reproduction contrôlée du thon rouge à des fins de repeuplement. A travers cette expérience, l’Etat voulait acquérir le savoir-faire nécessaire afin de le répercuter sur les opérateurs privés. Le projet a donc été doté de ses propres structures: une cage amarrée en pleine mer, une écloserie, des laboratoires et toute l’infrastructure nécessaire à un projet aquacole, comme le transport de poissons à l’état vivant... Les actions menées sur la période 1993-2001 ont porté sur la poursuite de l’élevage des géniteurs de thon rouge au large de M’diq, la réalisation des dernières tentatives de collecte des œufs de thon au niveau du site d’élevage en mer ouverte, l’amélioration du système d’approvisionnement de l’écloserie en eau de mer, la formation de spécialistes marocains pour la prise en charge de l’ensemble des travaux du projet. Selon des sources proches du dossier, «le privé, qui est censé investir dans cette filière, n’a pas suivi». Toujours est-il qu’un projet de ferme d’engraissement du thon a été lancé à Sidi Ifni par des investisseurs privés, mais celle-ci n’a pas encore démarré ses activités. On s’attend à ce qu’elle soit opérationnelle en 2009.


Consommation

LE Maroc s’est vu adjuger le deuxième quota de pêche au thon rouge après l’UE avec ses 25 pays membres et le troisième après celui d’Espagne, mais qu’en est-il de sa consommation au Royaume? «En fait, il n’y a pas de circuit de commercialisation du thon rouge au Maroc à cause d’abord de son prix et des habitudes alimentaires des Marocains. Sachant que le thon rouge se mange cru, la consommation de cette espèce est insignifiante dans notre pays. Le thon rouge est donc exclusivement destiné à l’exportation», précise M’hamed Idrissi, responsable du centre régional de l’INRH (Institut national de la recherche halieutique) à Tanger.Hassan El ARIF

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