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Affaires

Settat lutte contre l’abandon scolaire

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. Plus de 240 millions de dirhams engagés. L’INDH mise à contributionSUR 100 enfants s’inscrivant au même temps à la première année du primaire, seul 12,6 seront des bacheliers. C’est le constat qui a été établi par la direction régionale du Haut commissariat au Plan de Settat. Pour obtenir ce diplôme, 14,4 années de scolarité en moyenne leur auront été nécessaires.Dans ces conditions, 87,4% parmi eux quitteront l’école avec un niveau scolaire ne dépassant pas celui de la terminale. Notons que ceux qui quittent le système scolaire sans aucun diplôme constitueront également 43,7 %. Avec ces taux, la Province de Settat demeure l’entité territoriale de la Région enregistrant les taux de déperdition les plus élevés. En effet, les élèves de la Province de Settat, en grande proportion, quittent prématurément l’école. Un enfant sur deux (49,8%) n’atteindra pas le cycle du secondaire collégial, alors que pour la province de Khouribga et celle de Benslimane, cette proportion est respectivement de 1 pour quatre (24,2%) et un peu plus de 1 pour trois (35,5%).Les simulations, opérées sur la base des données observées lors des deux années scolaires 2005-2006 et 2006-2007, indiquent une baisse de la proportion des abandons dès le primaire de 6,1 points. Mais le pourcentage de ces abandons reste, malgré tout, élevé (43,7%). Ceci se traduira par une réduction relativement importante du nombre de diplômes. Particulièrement pour les bacheliers. D’ailleurs, 60,4% des enfants achèveront leur scolarité sans atteindre la 9e année. Ils séjourneront en moyenne 6,9 années. Ce départ précoce de l’enseignement se fait à l’age de 12,9 ans.Pour l’année scolaire 2005-2006, l’effectif total des élèves est de 168.119 élèves. Ils sont 122.943 élèves au primaire, 31.343 au «secondaire collégial» et 13.833 au «secondaire qualifiant» (lycée). Par rapport au total de la population de la Province, ils constituent 17,4%. En termes de fréquentation, seuls les deux tiers de la population en âge de scolarité, poursuivent leurs études (65,9%). Selon les cycles d’enseignement, ce pourcentage est de 97,4% pour le primaire, 46,8 % pour le collège et 22,4% pour le lycée.Les causes du décrochage scolaire relèvent de facteurs exogènes et d’autre endogènes, assure-t-on. Parmi les premiers, l’absence d’une infrastructure de proximité et l’incapacité des parents à assurer les frais d’hébergement et de transport pour leurs enfants scolarisés loin de leur domicile. Pour les seconds, un enfant de 13-14 ans est un «bras» supplémentaire pour aider le père dans les travaux des champs. A noter aussi l’attrait du travail dans les exploitations fermières en tant que salarié. Il ne faut pas oublier le caractère agricole de la région.Pour faire face à cette situation, les pouvoirs publics ont entamé dès 2003 un vaste et important programme dont l’objectif est de limiter l’abandon et la déperdition scolaires. Jusqu’en 2006, plus de 240 millions de dirhams ont ainsi été mobilisés pour financer le secteur de l’enseignement et de la formation. De nombreuses entités et instances régionales y ont activement participé. Ainsi, le ministère de l’Education nationale a déboursé près de 85 millions de dirhams au titre de la seule année 2005-2006, les communes 47 millions de dirhams et la région 22 millions de dirhams. L’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) a également participé à cet effort par un financement de 21 millions de DH pour la période 2004-2006.L’initiative nationale pour le développement humain (INDH) a pris le train en marche et a contribué pour près de 19 millions de dirhams. Le reste, soit plus de deux millions de DH a été supporté par la Promotion nationale (PN).


Déperdition

LA déperdition scolaire se rapporte à des élèves n’achevant pas leur scolarité dans le nombre d’années prescrit. Les taux d’accès au niveau immédiatement supérieur, de redoublement et d’abandon sont calculés à partir des effectifs des deux années scolaires, consécutives 2004-2005 et 2005-2006. Pour des problèmes de disponibilité de statistiques appropriées et fiables, le champ d’investigation reste limité au secteur public, indique-t-on. D’ailleurs, le poids du secteur privé dans le domaine de l’enseignement dans la Province de Settat est «insignifiant», ajoute-t-on. Ses effectifs, se chiffrant à 9.065 élèves, ne représentent que 5,4 % de l’ensemble des élèves du secteur public.De notre correspondant, Abdellah ECHAKHS

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