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Prêt-à-porter: Shimodeico crée un atelier de stylisme

Par L'Economiste | Edition N°:49 Le 15/10/1992 | Partager


Les entreprises de prêt-à-porter s'activent à mettre en vitrine leur collection Automne/Hiver. Shimodeico, spécialisé dans le tailleur pour femmes, a embauché durant l'été deux stylistes pour cette collection. Les dirigeants souhaitent par ailleurs étendre leur réseau de distribution en implantant des boutiques à travers tout le pays. Un salon d'exposition et de défilés de mode est en cours de réalisation.


SHIMODECO est une marque créée en 1989. C'est aussi l'enseigne des boutiques qui commercialisent les articles de la même griffe. Avant de disposer de quatre boutiques propres, les tailleurs portant cette griffe étaient distribués par C.M. Quatès SA (Confection Marocaine des Quatre Saisons) qui en assume la fabrication et certains revendeurs. La société ne fabrique et commercialise que les tailleurs pour femmes. La spécialisation est selon son Directeur Général «la clef de sa réussite». Le choix du tailleur-femme est celui qu'ont choisi les dirigeants depuis plus d'une quinzaine d'années. La fabrication et la commercialisation de cet article n'a plus de secret pour le créateur de Shimodeico, M. El Hadi Moumni, ni pour son épouse qui gère le service commercial. «Cet article ne se démode jamais», affirment-ils. Toute la production est écoulée, et même lorsque des tailleurs restent invendus lors de leur création, ils sont vendus une année, voire deux années plus tard. La société dispose actuellement de trois boutiques sur Casablanca et d'un point de vente à Rabat. Les articles Shimodeico sont distribués à travers tout le territoire national. Plusieurs boutiques de prêt-à-porter femmes de Casablanca sont fournies en tailleurs portant la même griffe. Pour éviter la concurrence, toutes les boutiques pratiquent les mêmes prix que ceux des boutiques Shimodeico. Chacune ayant sa propre clientèle.

Atelier de stylisme


Cette année et en vue d'asseoir sa marque, M. El Hadi Moumni a décidé, selon ses propres termes, de mettre en place un «atelier de stylisme». Certains modèles qui seront exposés dans les vitrines sont ceux conçus par les deux jeunes stylistes fraîchement embauchées. Il s'agit pour ces stylistes d'une première expérience. M. Moumni avoue avoir rencontré quelques difficultés lors de cette démarche.
La première difficulté a consisté à trouver des stylistes. Ils demeurent peu nombreux, puisqu'il s'agit des premières promotions. «Or, les meilleurs s'installent à leur propre compte et commercialisent leurs modèles dans leur propre boutique.»
Parmi les jeunes filles qui ont répondu à l'offre émise par voie de presse, M. Moumni a constaté un manque de pragmatisme.
«Mes stylistes souffrent parce qu'elles ont l'habitude de rêver et maintenant elles se sentent cloîtrées», reconnaît-il. Les contraintes que connaissent les stylistes sont d'abord liées à l'article. La Société s'étant spécialisée dans le tailleur-femme (veste et jupe ou pantalon) restreint par là même le champ d'activité des stylistes. La raison invoquée par les stylistes est qu'à l'école elles touchent à tous les articles vestimentaires.

Juge en dernier ressort


Dans un premier temps, elles ont été livrées à elles-mêmes dans la mesure où elles concevaient les modèles qu'elles voulaient. Le problème se situait au niveau de la réalisation. Ainsi, sur une centaine de modèles de vestes proposés, seule une dizaine a pu être réalisée. Pourtant, M. Moumni est convaincu que la veste est une source inépuisable pour la créativité. Toutes les créations passent par un comité restreint avant de passer à la réalisation, puis à la fabrication. Pour mieux juger du sort à réserver aux créations, l'atelier est équipé d'une table de coupe et d'une machine à coudre. De cette façon, les modèles sujets à hésitation sont immédiatement réalisés avant leur passage éventuel à l'atelier de confection. Enfin, M. Moumni envisage également d'exposer le modèle en vitrine et de laisser la clientèle juger en dernier ressort.
Cette démarche a cours au sein du bureau de vente aux boutiques qui est géré par Mme Bentahila. Ainsi, les modèles bicolores réalisés par les stylistes ont plu à la clientèle congolaise ainsi qu'aux revendeurs d'Oujda. En revanche, les boutiques casablancaises optent pour les modèles plus classiques unis de préférence. C'est également pour permettre à la clientèle de décider du sort des créations que M. Moumni a, depuis longtemps, entamé les travaux de ce qu'il appelle «un salon d'exposition et de défilés de modes.» Les acheteurs, pour les boutiques, et la clientèle aisée auront l'occasion une fois par semaine de voir des modèles sophistiqués sur le plan de la création mais plus chers que ceux commercialisés dans les boutiques. Les prix pratiqués dans les boutiques varient entre 900 et 1.300 DH pour les tailleurs automne/hiver. La clientèle-cible est représentée par «la femme active» située dans la tranche d'âge comprise entre 25 et 50 ans.

Naîma HADER.

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